Luc 6, 27-38

13 septembre 2012

Faire du bien à ceux ou celles qui nous haïssent et nous font du mal n’est pas une démarche ordinaire. C’est un don de Dieu lié au baptême qui conforme les chrétiens au Christ en Croix qui « pardonne » à ceux qui le crucifient et l’insultent. Ce pardon est un don suprême spécifiquement chrétien.

12 septembre 2013

La vie humaine est ainsi faite que souvent, dans les meilleures fraternités, les meilleures familles, les meilleures équipes de travail, se faufilent des concurrences, des jalousies et même se murmurent des calomnies. Les baptisés, comme les autres, sont « ballotés » dans ces courants pernicieux. Pécheurs comme tous les autres, ils ajoutent parfois à l’ambiance perverse. Que faire pour échapper à l’entreprise de démolition ? Dresser la liste de ceux et celles qui nous en ‘veulent’. Prier pour eux, être aimables avec eux, leur donner sans rien attendre en retour, en un mot, être « miséricordieux » comme Dieu est miséricordieux avec nous.

11 septembre 2014

« Aimez vos ennemis ». Il ne suffit pas de les ignorer, encore moins de leur vouloir du mal. Le Christ nous invite à aller beaucoup plus loin : c’est-à-dire à les désarmer dans leur volonté de nuisance par l’amour dont le pardon effectif est le signe. Il ne s’agit pas d’être naïf et de ne plus se souvenir pour éviter de souffrir. Il faut aller jusqu’à reprendre des relations fraternelles avec eux et le leur signifier : « Soyons amis, c’est moi qui t’en convie ! »

10 septembre 2015

De fait, on ne peut désarmer nos ennemis personnels, ceux qui nous haïssent et ceux qui nous veulent du mal, soit en les supprimant, ou en les rayant de notre souvenir, soit en les aimant même si pour des raisons diverses nous ne les rencontrons plus. Ne jamais effacer totalement de notre cœur ceux et celles qui nous maudissent, c’est oser garder en nous une plaie vive qui les tient présent dans notre offrande et dans notre miséricorde.

13 septembre 2018

« Soyez miséricordieux, comme votre Père est miséricordieux ! » Jésus demande à ses disciples de vivre la miséricorde de son Père qui n’a pas de préjugé, puisqu’il a donné son Fils aux humains. L’Incarnation est le signe de la miséricorde. La Trinité a visité le monde et la bonté a débordé en Jésus. Il s’agit que les baptisés vivent dans la laïcité, une tendresse puisée au cœur du Christ. Ils donnent ce qu’ils ont et ce qu’ils sont. Leur bonté ‘imparfaite’ et toujours perfectible a beau prendre sa source en Dieu, elle demeure limitée. Ils offrent le « petit peu » et le Seigneur en fait un signe « d’abondance ».

12 septembre 2019

Sur le « terrain plat », Jésus poursuit l’enseignement à ses disciples. Il leur recommande d’aimer même ceux qui ne les aiment pas. Il les invite à renoncer au lucre et à entrer dans un inlassable comportement de miséricorde, d’aumône et de pardon. Il s’agit d’aimer tous les humains comme Dieu les aime, c’est-à-dire sans borne. A mon sens, cela revient à dire : « Entrez dans une véritable et paisible laïcité », liberté, égalité, fraternité.

10 septembre 2020

Nous ne vivons pas dans une société ou ne règne que la tendresse. Même les amis du Christ peuvent avoir des ennemis. Si c’est notre cas, n’écartons pas forcément de notre chemin ceux ou celles qui nous haïssent. Ils ont peut-être de bonnes raisons ou ils errent complètement. Dans un cas comme dans l’autre, aimons-les ! Jésus les aime. Pourquoi les rejetterions-nous ? S’ils grignotent notre bien, ne soyons pas sévères ! L’évangile nous dit : « Quiconque prend ton bien, ne le réclame pas ». A chacun de voir ce qui est juste et possible !

9 septembre 2021

Si, avec humour, j’en crois l’évangile, il n’y a pas meilleur « convertisseur » ou « transformateur » que la Parole de Jésus puisqu’elle peut transformer la méchanceté en bonté et conduire jusqu’à la générosité le cœur d’un avare. Celui ou celle qui se nourrit de la Parole voit progressivement se transformer son action en don et pardon. A tout instant, le chrétien-confessant cherche comment il pourrait faire aux autres ce qu’il aurait aimé qu’on lui fit. Chercher et proposer à l’autre le chemin de « son épanouissement » est un des secrets de l’Incarnation.