17 avril 2012
Si les baptisés désirent que leur message spirituel annonce le Royaume de Dieu, il faut que leurs paroles et leurs actes s’ajustent le mieux possible. Vrai combat… De plus, il est souhaitable que leurs propos sur les choses du monde soient clairs, audibles et engagés.
9 avril 2013
« Renaître au souffle de l’Esprit » consiste à changer du tout au tout, non seulement en restant soi mais en le devenant de plus en plus. La foi au Christ et la renaissance en Lui, au point de devenir mystérieusement son Corps, rend source originale pour irriguer le monde, l’aimer jusqu’à s’en reconnaître solidaire, rendre compte honnêtement de sa propre gestion, contribuer avec tous les humains à une confiance créatrice et devenir un permanent à plein temps de la prière et de l’offrande. C’est ce que Jésus dit à Nicodème.
29 avril 2014
La foi est sur terre une démarche qui approche d’une sorte de vie éternelle. Elle en est le désir et l’espérance. Elle initie dans le temps des actions qui s’en inspirent sans pourtant bien la connaître dans son amplitude. En ce sens, la foi en un seul Dieu est un don divin et aussi une décision libre des humains. La foi est une alliance nouvelle et déjà éternelle. Elle inspire contemplation et action. Elle se vit chaque jour au présent en tissant une étoffe d’éternité. Par l’amour, elle enfouie sur terre des grains d’éternité qui trouveront dans la résurrection et l’intimité trinitaire l’éclat du plein épanouissement.
14 avril 2014
La personne de Jésus dans ses mystères d’Incarnation et de Résurrection a créé une sorte de pont à double voies sur l’abîme qui sépare Dieu et les humains, c’est-à-dire l’Eternité et le temps, le parfait et l’imparfait. La personne de Jésus, Christ de Dieu, nous relie à l’imprononçable. Il est Dieu qui déclare son amour pour l’homme dans un langage de la terre. Il est la Parole en faits et gestes. Par lui, nous passons pour aller au sein de Dieu. Il est notre relation naturelle.
5 avril 2016
Le baptisé demande et accepte de vivre au souffle de l’Esprit. Il s’expose au vent et ne s’enferme ni dans son savoir, ni dans les rites. Son union au Ressuscité le dispose à inventer son comportement selon les événements du monde. Il renaît sans cesse d’en Haut, tout en cheminant sur terre. Il est une synthèse permanente de la nature et de la grâce. Il cherche, il fouille les Ecriture, il écoute et sa conscience et l’assemblée des fidèles, il cherche, il combat, il doute, il adore, il va… Dans son offrande la plus vraie possible, Christ le libère.
10 avril 2018
« Recevoir le témoignage ». Pour croire, il ne suffit pas d’être un savant. Ordinairement, il est bon d’écouter d’abord les questions qui montent de la vie intérieure de chacun sur l’essentiel de l’existence humaine. Puis de rencontrer un croyant en Dieu et de l’interroger sur le ‘pourquoi’ du bonheur de sa foi. C’est en le questionnant sur sa démarche personnelle et en recevant son témoignage que se feront les premiers pas d’une foi intime. Ensuite, il faudra rejoindre en toute liberté et à son allure, une communauté croyante. S’il s’agit de la foi chrétienne, il faudra que le « témoin » portant témoignage par sa vie explique en des paroles adaptées à la personne qui le sollicite, son propre cheminement et l’heureuse expérience de la Bonne Nouvelle du Christ Ressuscité, dont parlent les Evangiles et ceux et celles qui en vivent depuis des siècles. Rendez-vous avec la lumière, la vérité d’une « vie au large », pleine de liberté.
30 avril 2019
La renaissance ou le mystère de Pâques vécu chaque jour est le propre des baptisés chrétiens. Chaque jour, ils doivent entrer dans le Vent de l’Esprit qui vient d’ailleurs, qu’il faut accueillir comme une dynamique. Il nous conduit toujours au delà de ce que nous avons prévu. Notre liberté nous met en pèlerinage. Il nous suffit de vouloir partir avec le moins de bagage possible. Nous découvrirons le Chemin à mesure que nous avancerons. Nous ne nous perdrons pas.
21 avril 2020
La foi est une disposition ‘étrange’. Elle imprègne toute la vie. Elle est un désir diffus, mais réel et profond. Elle concerne la personne humaine dans toutes ses dimensions : corporelles, affectives, spirituelles. Elle est un acquiescement et une démarche libre. Orientée vers la personne de Jésus, elle le reconnaît comme un chemin indispensable vers la Vie Trinitaire. Mais aussi, elle se vit dans le temps, dans la culture sociale ambiante et les aléas de l’existence humaine journalière. Elle demeure toujours avec des doutes et des comment. Elle ressemble à un vent qui souffle depuis l’inconnu et emmène vers un inconnu. Elle suscite un ‘déplacement’ et la joie de la découverte.
13 avril 2021
Seul Jésus, parce qu’il est Christ et Dieu, peut parler des choses du Ciel. Et nous, nous entendons la Parole et la comprenons à travers notre nature limitée et notre culture. Seule la foi peut nous mettre sur le chemin, là où nous surprend la « renaissance constante ». Pèlerins sans cesse dépaysés, le provisoire nous nourrit parce que nous sommes à la recherche d’un absolu qui échappe à la science. C’est sans doute une avancée dans la pauvreté. Le confort des cadres ne convient pas au plein vent de l’Évangile ; s’ils peuvent être commodes et utiles ils finissent toujours par craquer, ne serait-ce qu’au moment de la mort.
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