16 avril 2012
Le « rené » par le baptême habite le vent et y trouve sa force. Il l’utilise selon sa volonté. Il tient le gouvernail et oriente librement sa vie. S’il le désire, il va de renaissance journalière en renaissance journalière. Pour lui, chaque jour est une nouveauté qui s’ajoute à sa propre histoire et à celle de la création.
28 avril 2014
Nicodème se déplace de nuit. Dans son dialogue avec Jésus, Nicodème prononce quelques mots obscurs. Jésus au contraire est très clair : « Personne, à moins de renaître, ne peut voir le règne de Dieu » : renaître par le souffle de l’Esprit, renaître par un vent qui emporte dans une destination dont aucun humain ne possède la maitrise. Pour un humain, ce serait trop petit d’imaginer la renaissance spirituelle. La foi est comme un abandon à la bienveillance de Dieu. C’est une renaissance constante durant le pèlerinage du temps sur terre. Chaque jour est nouveau. Il prépare la nouveauté intégrale de la mort-résurrection.
13 avril 2015
Nicodème dit : « Nous le savons » et Jésus lui répond : « A moins de renaître d’en haut ». Ce n’est pas un dialogue de sourds, mais un dialogue de nuit. Il ne s’agit d’une certitude qui ne vient pas au terme d’un savoir intellectuel mais d’une disposition de tout l’être qui prend le vent qui souffle d’ici et d’ailleurs. Il ne fait que « passer ». Il faut s’y « exposer » si nous désirons vraiment qu’il nous conduise vers les zones du cœur, de l’intelligence et de la liberté. Le savoir est trop rigide et trop étroit pour être une offrande.
24 avril 2017
Nicodème, un notable parmi les pharisiens spirituels, vient ‘de nuit’ trouver Jésus. Il lui dit : « Nous le savons, tu enseignes de la part de Dieu ». Nicodème reste dans la zone intellectuelle des humains. Elle est importante mais ne suffit pas, il faut de plus accueillir l’Esprit Saint qui place Jésus au cœur de ceux et de celles qui sont disposés à recevoir le Souffle Fécond et à le retenir vivant en eux dans la confiance. Il faut sans cesse renaître, oser devenir nouveau, chaque jour quitter hier pour accueillir demain jusqu’à ce que l’Aujourd’hui de Dieu soit éternel pour chacun de nous.
20 avril 2020
« Renaître d’en haut ». Renaître au mystère Trinitaire du Dieu unique. Le Dieu de la foi chrétienne est ‘Un’ et ‘Société’. En lui vivent la paternité : ‘source’ d’amour, la filiation : ‘chemin’ d’amour, ‘l’onction’ : souffle d’amour. Dieu est amour inépuisable. L’Incarnation en Jésus met les humains à la portée mystérieuse de cette ‘société’ d’amour et crée en eux le désir d’en être actionnaires. La foi et le baptême expriment que ce « don » est bien reçu et accepté avec reconnaissance. Les « confessants »
12 avril 2021
« Naître d’en haut » est une re-naissance permanente. Elle vient de la relation trinitaire qui n’a ni lieu ni temps, semblable au vent qui, sur la terre, souffle on ne sait d’où. On en sent seulement les effets. Ainsi va la grâce de l’eau et de l’Esprit. Elle féconde la liberté, la soutient et la déploie jusqu’à son apogée dans l’éternité. Elle assume la nature humaine, marche au pas de chacun sans l’essouffler, l’oriente vers sa plénitude personnelle jusqu’à son « assomption ». Si le souffle est constant, les étapes sont les nôtres : points d’arrivée, de repos paisible et de départ vers une nouveauté heureuse. Même de nuit, comme Nicodème, on voit assez clair pour aller vers un lendemain « dans le vent ». Chaque jour est une surprise !
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Jean 3, 7-15