14 septembre 2012
Contempler le Christ en Croix ouvre en nous le chemin :
14 septembre 2013
Comme tous les condamnés à la peine effroyable de la Croix, Jésus a porté jusqu’au lieu du supplice la barre transversale sur laquelle il allait mourir face à certains qui ricanaient et se réjouissaient de son échec apparent. Ces « faux jetons » qui n’avaient aucune pitié et, hier, acclamaient peut-être le Messie, n’avaient pas compris que le Christ descendait librement au plus bas de la cruauté et de l’injustice humaines pour en assumer le réalisme et en faire jaillir pour tous le don parfait (le pardon) de la Résurrection. Selon des modalités différentes et selon leur temps, les baptisés vivent le même parcours.
14 septembre 2014
Dieu ne juge personne. Il est vérité. En son Fils, il fréquente les pécheurs. Il ne nie ni leurs fragilités ni leurs fautes. Il les aime comme ils sont. Il ne fait honte à personne. Sa lumière douce ne fait pas d’ombre sur le parcours humain de chacun. Il couvre de son ombre chaque personne et les appelle à s’accomplir. Créateur, il est heureux du bonheur de tous. Tout humain trouve en lui la miséricorde qui rend miséricordieux et fraternel. La bonté l’envahit au point qu’il devient dans tout son être signe de la Croix. Celui ou celle qui tourne son regard vers lui a déjà, sur terre, les premiers élans de la vie éternelle.
14 septembre 2015
La Croix est Glorieuse parce qu’elle confirme l’Incarnation du Fils de Dieu. Jésus a épousé la culture de son temps. La fidélité à sa mission et son amour sans faille l’ont conduit à assumer jusqu’au bout la réalité humaine dans ce qu’elle avait de plus tragique à cette époque. La Croix devient pour les baptisés un signe de Gloire car, même dans la torture, Le Christ pardonne et offre. La miséricordieuse Incarnation de Dieu commencée à Nazareth trouve au Golgotha son apogée.
14 septembre 2016
La manière de parler de certains baptisés peut laisser penser qu’ils se sont plus attachés à la Croix instrument de supplice, qu’à Jésus lui-même qui va jusqu’au bout de son amour et sa mission. Malgré ses extrêmes souffrances, Christ s’adresse à son Père, à un compagnon de martyre, à sa mère et à Jean, à tous ceux qui ne savent pas ce qu’ils font. Il en appelle aussi à la pitié : « J’ai soif ». Rien ne fera taire Jésus, Verbe de Dieu. Ce n’est pas la croix qui sauve, mais le Christ Incarné qui assume dans le drame humain la fidélité de son amour.
14 septembre 2017
Je suis de ceux qui pensent et qui croient que Jésus est mort et ressuscité en Croix. De ce gibet qui livre les suppliciés à la moquerie et à l’ironie, Christ en a fait, pour ceux qui remettent leur vie entre les mains de Dieu et répondent à l’insulte par le pardon, un instrument de gloire. Même l’horrible torture qui déshonore la société humaine et n’a jamais de justification, peut encore être une source de miséricorde. C’est du moins ce que Jésus en Croix signifie pour les baptisés. Du Calvaire, il les appelle à devenir et à être dans les contradictions souffrantes du monde, petites croix journalières, des signes de réconciliation par l’offrande démesurée.
14 septembre 2018
« Le signe du salut ». Plusieurs fois dans la Bible, les Ecritures parlent de cette sorte d’aller-retour du ciel à la terre et de la terre au ciel. Cette comparaison veut faire comprendre que nul ne va de l’humain au divin, si Dieu n’en prend pas l’initiative. L’Incarnation et la Résurrection-Ascension ouvrent ce « passage », cette « Pâque ». La foi nous dit que Dieu en Jésus vient chez nous, les humains, et que Jésus prend avec lui tous les humains pour les faire « renaître » à la vie Trinitaire. Le « passage » est ouvert. La Croix nous montre la totale offrande du Christ qui nous a aimés jusqu’à la solidarité extrême dans la mort la plus ignominieuse de son temps. Il est venu nous chercher pour que nous le cherchions et allions avec lui jusqu’à ce que nous appelions le Ciel.
14 septembre 2019
La croix est un instrument de torture mais aussi un passage de gloire pour l’amour qui va jusqu’à l’extrémité de l’offrande. Le Crucifié ne nous enseigne pas la souffrance mais il nous montre comment on peut souffrir du fait d’autrui et transformer cette terrible épreuve en parcours d’amour et de gloire. Christ l’a accompli pour tous les humains. A nous de vivre aujourd’hui, avec lui et en lui, une voie analogue à la sienne. Aimer au plus loin que l’on peut aller.
14 septembre 2020
En Jésus, le Dieu Trinitaire s’est incarné. Il a épousé les vicissitudes humaines pour nous montrer concrètement la hauteur et la profondeur de l’amour. Guérir les malades, pardonner les pécheurs ne suffisaient pas. Dans l’offrande et le pardon, Jésus a vécu le supplice de la croix pour nous révéler à quel point Dieu aimait l’humanité. Ce n’est pas la souffrance qui est rédemptrice, c’est la fidélité qui va jusqu’à l’extrême du don de soi. A mon sens, la croix est glorieuse parce qu’elle proclame la Résurrection-Ascension.
14 septembre 2021
Le Christ n’a pas sauvé le monde par un claquement des doigts : « Bon, maintenant, c’est fait, à toi de jouer ». Homme et ami de l’humanité de toujours, il nous invite à le suivre, à ‘marcher’ avec lui. Il est le bon, le meilleur, l’unique chemin qui rejoint l’amour trinitaire du Dieu unique. Nos pas et les siens vont à la même vitesse. Il n’est jamais pressé avec nous. Il nous aime comme nous sommes. Notre pèlerinage humain avec lui nous invite chaque jour à faire vérité et clarté en nous. Sa présence nous sauve du « confinement » en nous-mêmes, il nous ouvre à l’Infini, il nous sauve en nous aimant et en nous donnant sa vie.
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