12 mai 2014
Le mercenaire fait son travail et reçoit son salaire. Le Pasteur dont parle Jésus est l’homme de l’échange, de la relation, de la réciprocité. Un amour en appelle un autre. La fidélité brave les dangers et génère la sécurité. Le Pasteur est attentif, il veille. Dans son Incarnation, Jésus vit du modèle trinitaire. Dans sa relation avec les brebis, il n’y a pas de supériorité. D’une certaine manière, c’est le troupeau qui fait le pasteur. L’Esprit d’amour réalise la communion et la communion suscite don et ouverture au grand nombre. Tout en étant différents, Pasteur et troupeau ne font qu’un. Le Pasteur est Agneau de Dieu. La brebis met sa joie à donner sa vie pour la réussite de tout le troupeau réparti en plusieurs bergeries.
26 avril 2015
Le Christ n’est pas seulement un berger compétent, intelligent, dévoué, qui sait conduire le troupeau qui lui est confié. Il est bon parce qu’il aime du même amour, et chacune des brebis, et le troupeau tout entier qui n’est pas qu’un agrégat d’individus. Le troupeau ne se mène pas comme une entreprise à faire marcher pour la rendre compétitive et mieux vendre sa production. C’est un lieu de relation, de réciprocité, de fidélité, de don et d’abandon.
22 avril 2017
« Mercenaire ou bon berger ». Le mercenaire n’est pas un affreux personnage, mais quelqu’un qui exerce un métier et reçoit un salaire pour faire marcher un système où l’on produit, vend et achète. Le bon berger est bien au-delà de cette fonction utile mais bien terre à terre. Il se situe dans la gratuité de la relation, dans la réciprocité sans calcul. Bref, il donne sa vie pour ses brebis. Il passe tout entier et sans réserve pour le service de son troupeau. Il le fait librement et uniquement parce qu’il aime ceux et celles que Dieu lui a confié. Le ‘Père’ l’aime parce qu’il donne sa vie.
8 mai 2017
Ce Berger est un peu spécial. Il aime ses brebis pour elles-mêmes. Il n’en tire aucun profit. Il les aime. C’est tout. Il n’a pas commerce avec les maquignons de toutes sortes et aucune bétaillère ne vient chercher telle ou telle de son troupeau. Celles qui se blessent, il ne les vend pas à l’abattoir. Lui-même en prend soin et elles guérissent. En fait, ce berger a donné sa vie pour ses brebis. Même la nuit, il ne dort pas. Le Berger d’Israël, lui, veille.
4 mai 2020
« Voici pourquoi le Père m’aime : parce que je donne ma vie pour mes brebis. J’affronte les loups ravisseurs ». Jésus laisse comprendre qu’un jour, ils seront les plus forts et le mettront à mort. Mais il ressuscitera : il reprendra vie et, d’une autre manière, il prendra toujours soin de ses brebis, c’est-à-dire de tous les humains. Par son Incarnation, le Christ-Jésus est devenu bon berger. Il est solidaire de la terre entière et de ceux et celles qui l’habitent et la gèrent. Il leur donne son amour de toujours à toujours pour que, dans le temps et l’espace, ils soient de bons gérants et que, dans la bonté, ils prennent soin les uns des autres, comme lui en a pris soin. Hommes ou femmes, mariés ou célibataires, tous sont appelés à réussir ensemble.
25 mai 2021
La liberté de Jésus souligne qu’il n’y a pas d’amour et, par conséquent, pas d’offrande, sans liberté. Dieu est amour. C’est ‘tout’ à intérioriser, à adorer, à rendre grâce. Mais c’est ‘tout’ aussi à tenter d’assimiler pour connaître ou, plutôt, pour être disponible aux multiples formes que prend l’amour pour s’offrir. Quand Jésus explique qu’il est lui-même le bon pasteur, qu’il connaît chacune de ses brebis, qu’il les conduit aux meilleurs pâturages, qu’il les protège et qu’en lui elles peuvent entrer, sortir, choisir, il explique que sa mission d’amour se confond avec l’amour trinitaire qui engendre la liberté.
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