1er mai 2012
Décider d’être membre à part entière du troupeau du Christ permet de mieux reconnaître la voix du Bon Berger. C’est dans l’assemblée des baptisés, en se confrontant et en s’aimant les uns les autres, que nous vérifions dans la lecture commune des Ecritures si c’est la voix du Seigneur qui s’est adressée à nous.
23 avril 2013
En Jésus, totale cohérence, totale unité, pas de décalage entre Parole et Action, pas de distorsion, pas de mensonge. Jésus est Vérité. Dans la vie de tous les baptisés, dans leurs communautés, il y a grandes batailles, gros efforts, pour faire coïncider Parole et Action. Il y a toujours faille et indigence. La lutte pour faire coïncider l’une et l’autre signifie le désir de vérité. Aspiration constante, effort, pénitence, prière, aveu d’indigence, humilité de l’à-peu-près, persévérance dans le combat pour la meilleure authenticité intérieure possible nourrit la mission.
13 mai 2014
Ceux qui sont très attachés à la loi de Moïse et qui refusent d’accueillir Jésus comme un bouleversement permanent, c’est-à-dire comme un chemin infini de conversion, accusent Jésus de les laisser en suspend. Ils ne veulent pas entendre car ils ne veulent pas changer. Ils sont sourds parce qu’a priori ils excluent la Parole. Lorsque nous piétinons dans la religion et que nous nous entortillons dans les prescriptions rituelles ne serait-ce pas parce que nous aussi nous avons peur de nous désinstaller et de marcher chaque jour à la suite de Jésus. La foi est une dynamique toujours neuve et pauvre.
28 avril 2015
Pour connaître Jésus et le suivre, il faut avoir la chance de rencontrer quelqu’un et une communauté qui en vivent, en parlent avec les mots de la culture ambiante. Mais si cette étape est primordiale, elle ne suffit pas. Il faut encore, pour éveiller au mystère d’amour que le chrétien et sa communauté prennent le temps de prier modestement chaque jour et puisse inviter à ce moment régulier d’offrande simple et de silence adorateur.
19 avril 2016
Je crois que Jésus le Christ et Dieu ne font qu’un. Tout leur est commun. En Jésus, l’enfant et l’adulte de Nazareth, de Capharnaüm, de Jérusalem et du Golgotha, Dieu se révèle à l’homme. Il habite avec lui, lui parle son langage, lui témoigne solidarité, pardon, tendresse et fidélité. En Jésus l’éternité fréquente le temps et en fait un Chemin. En lui, par lui, avec lui, la vie très ordinaire de toutes les époques trouve son accomplissement de Résurrection.
9 mai 2017
La plupart des hommes et des femmes de tous les temps n’aiment pas du tout séjourner dans le doute, les aléas, l’incertitude, l’accidentel, le provisoire, le flou… En fait, ils rêvent d’une certitude sans se rendre compte que la liberté sur terre consiste à choisir et à choisir « à nouveau, sinon à chaque instant, au moins bien des fois ». Chacun se donne objectifs, règles, lois, utopie, visée unifiante et convictions pour perdurer par étapes dans la traversée humaine sans s’affoler de l’inconstant. De fait, nous sommes bâtis pour faire confiance en soi et aux autres et vivre dans la réciprocité qu’elle génère. C’est ce qui sauvegarde le mieux l’épanouissement de notre liberté temporelle. Je crois que la foi chrétienne est de ce domaine. Elle est trace d’Eternité dans la succession des jours.
24 avril 2018
« Le Père et moi nous somme un». Les paroles de Jésus que Jean nous rapporte affirment clairement que Jésus est Dieu. Il ne fait qu’un avec son Père. En Jésus homme, c’est la Trinité qui s’est incarnée, qui a visité notre terre. Dieu s’est fait proche de nous pour nous dire son amour, sa tendresse et son pardon. Il nous aime comme nous sommes, c’est-à-dire des imparfaits. Ce mystère est grand : il nous ouvre à l’infini de Dieu. En Jésus, il nous invite à découvrir la grandeur de la relation et la douce obligation de ne faire qu’un avec tous les humains. Lorsque nous recevons en sacrement le Corps du Christ, nous recevons la force de l’Unité, de la Réciprocité et du Pardon. A notre mesure, reste à les mettre en œuvre dans les trébuchements du Temps. Malgré nos imperfections, nous sommes ‘branchés’ à la Source qui nous rend source.
5 mai 2020
Jésus le dit ouvertement : « Le Père et moi, nous sommes un ». En Jésus, c’est Dieu unique et trinitaire qui vient partager notre nature humaine. Dieu s’incarne en Jésus. Il prend chair mortelle. Le mystère Jésus n’est pas du domaine de la science, ni de la raison, mais de la foi. Ce qui le présente à notre intelligence, ce sont les signes qu’il pose durant son parcours terrestre. Mais, pour les interpréter, il faut les recevoir dans la confiance et prendre lumière dans la vie communautaire qui parle des Écritures et qui les lit au présent et toujours dans les soubresauts d’une culture qui varie selon les lieux et les époques. Écouter, parler, écrire à partir des Évangiles ouvre à des perspectives d’une grandeur inouïe.
27 avril 2021
« Mon Père et moi sommes un ». Les rédacteurs de l’Évangile de Jean rapportent cette affirmation de Jésus prononcée dans le Temple, sous la colonnade de Salomon. En ce temps-là, cette « identité » déclarée en un lieu saint mérite la mort par lapidation. Jésus n’a pas peur. Pour lui, la vérité avant tout ; d’ailleurs, ses actions se conjuguent avec ses paroles. Le Verbe s’est fait chair et habite le temps dans le Peuple de la Promesse. La foule, d’abord enthousiaste, criera bientôt : « A mort !». La vérité dérange, bouleverse, oblige à prendre position pour ou contre. On peut se demander si le témoignage des « confessants actuels » bouleverse. Je crois percevoir qu’il laisse indifférent la plupart de nos contemporains européens. Cherchons ensemble pourquoi.
1 mai 2012
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