29 avril 2012
Le « mercenaire » est celui qui transforme la foi en métier. On peut être apôtre et avoir un service (ministère) dans l’Eglise et recevoir de quoi vivre comme un bon serviteur. Pour rendre ce service, il faut vivre du Christ dans une foi ardente. Ce n’est pas la foi qui est rétribuée, c’est le service qui est « honoré » par l’aumône des baptisés.
30 avril 2012
Le Christ a partagé notre vie humaine pour que tous les hommes aient la vie en abondance. Ce n’est pas une question de quantité, mais une question d’intensité et de qualité. Ainsi comblé, chacun peut partager avec tous. Remplis de Vie, tous en donnent à chacun. Solidarité de l’humanité.
22 avril 2013
Jésus entre dans la bergerie, non pas par brigandage pour faire son propre fromage. Il entre par la porte que le portier a ouverte volontiers (pourquoi pas Marie). Jésus apprend à parler le langage des hommes de son temps, mais il a tellement d’amour et de confiance que sa parole peut être entendue et comprise par les humains de toutes les époques et de toutes les cultures. Il entre par la Porte, mais la porte reste ouverte pour que tout le troupeau sorte et marche à sa suite. « Qui m’aime me suit. La bergerie, c’est le monde qui touche à l’éternité ».
11 mai 2014
Reconnaître dans les paroles des humains et dans les événements de l’Histoire la Voix et la Parole du Christ suppose attention, discernement, travail sur soi-même, foi profonde et, en plus, fréquentation assidue des Ecritures, prière personnelle, vie communautaire simple et vraie, louange au nom du monde. Suivre Jésus, Bon Pasteur, est une exigence amoureuse. La Vie en abondance est à ce prix, mais elle comble de bonheur.
27 avril 2015
Le Bon Pasteur entre dans la bergerie pour prendre soin des brebis et les faire sortir vers les bons pâturages. Il entre pour connaître et être connu de toutes et de chacune. En lui, le troupeau trouve sa liberté. Il se reconnaît en sécurité et peut le suivre. Il est la porte qui protège des loups ravisseurs et ouvre du coté du grand air, de l’espace et du souffle du vent.
10 avril 2016
Celui qui entre par la porte sait qu’on l’attend et que l’on désire l’accueillir puisque on lui a ouvert la porte. Ainsi le Dieu qui visite son peuple et chaque personne qui le compose. Le Bon Pasteur, ni il n’escalade, ni il ne « perce » la muraille. Ni voleur, ni bandit, il entre en ami et vient comme un « bienfait ». D’ailleurs, il connaît le mystère de chacun car, entre lui et tous, existe une affection singulière, profonde, réciproque. On peut le suivre sans crainte. Avec lui, on peut entrer et sortir sans crainte.
7 mai 2017
Etre chaque jour à l’unisson des « braves gens » est une sorte de garantie de normalité et de bonne conduite. On entre par la porte et on n’escalade pas le mur ! Le vrai pasteur, celui qu’il est convenu d’appeler « le Bon Pasteur », rejoint l’humanité par le chemin de la vie ordinaire. Pas d’escalade, pas de volerie, il vient avec douceur. On dit même qu’il frappe et attend qu’on lui dise d’entrer. Il fait Alliance avec ses brebis. Ils se connaissent par leurs noms. Certains disent qu’ils se tutoient. La bergerie, c’est bien, mais c’est trop étroit. On n’est pas au large là-dedans. Alors, le bon Pasteur ouvre la porte, devient même la Large Porte qui ouvre sur les vastes pâturages et il veille qu’aucun loup ne nuise à la liberté.
23 avril 2018
« Il les appelle chacune par leur nom ». Le pasteur ne ravit pas. Il entre normalement par l’unique porte, parce que le ‘portier’ lui ouvre. A ses paroles, les brebis le reconnaissent et lui, il les appelle chacune par leur nom. Pour lui, chacune est spécifique. Elle a une histoire propre, ses faiblesses, ses forces. Toutes, il les fait sortir. Quand elles sont toutes en plein vent, il marche et il est à leur tête. Les brebis le suivent parce qu’elles le connaissent et ont compris qu’il « sait » les bons pâturages où elles pourront se nourrir et, ensemble, constituer un troupeau libre sous sa garde bienveillante.
13 mai 2019
Pas de bris de clôture, pas d’effraction ! On reconnaît le vrai berger à ce qu’il entre sans surprise malveillante, ni violence auprès des brebis dont il est le gardien. Il entre par la porte qui ouvre sur la liberté. Il n’effraye pas, sa voix est douce. Il s’adresse à chacune et à toutes car, même s’il peut nommer chaque membre du troupeau, il sait qu’il est un ensemble et le convie à sortir sans s’écraser ni se bousculer à la porte. Jésus déclare qu’il est la porte que chacune peut traverser sans écraser l’autre. L’amour de l’une et de toutes ouvre large vers le grand air des pâturages où chacune trouvera sa vie.
3 mai 2020
« Je suis ‘la Porte’ » dit Jésus, « par moi, il ou elle pourra entrer, il ou elle ne sera pas prisonnier, il ou elle pourra aussi sortir pour trouver sa nourriture dans les verts pâturages du monde ». Suivre Jésus ne rend pas captif d’un système ou d’une idéologie. Au contraire, par Lui, on peut et doit vraiment sortir pour vivre dans les réalités terrestres de la vie humaine. Je lis dans cette comparaison prononcée par le Christ la liberté dont il est la source. Il prend la tête pour conduire au grand vent. D’une certaine manière, il faudra entrer pour être poussé dehors vers la Lumière du ‘Jour’.
26 avril 2021
Dans la bergerie du Christ, la porte s’ouvre et se ferme sans grincer. Une porte, c’est autre chose qu’un trou dans un mur. C’est un ‘passage’ prévu pour entrer, sortir et protéger des faux amis qui n’ont ni ‘clefs ‘ ni ‘mot de passe’. La bergerie n’est pas un lieu de confinement pour ceux et celles qui « bêlent pareil », mais un vaste lieu d’accueil d’où ne sont exclus que ceux qui ont choisi de persister dans le mal ou le mensonge. Tous les autres peuvent entrer et ‘trouver’ leur place. Qu’importe leur passé, pourvu que leur « Aujourd’hui » soit vrai.
Article précédent
Jean 10,11-18