Jean 6, 52-59

27 avril 2012

Corps du Christ par la foi et le baptême, il faut sur terre nourrir le « Corps » du Ressuscité que l’on est, par la Parole, l’Eucharistie, la Prière, la Vie Fraternelle, le Pardon offert et accueilli. Le Pain de vie est une nourriture qui donne faim et ne rassasie jamais.

19 avril 2013

Christ, pain de vie, nourriture dont nous nous nourrissons aux banquets de la Parole, des Ecritures, de la Prière, de la Vie Fraternelle, des Célébrations Communautaires, du Service, de la Solidarité sociétale, des combats pour la Justice. Pour les baptisés, la table est mise à tous les carrefours de la vie, là où le Ressuscité les convie avec tous ceux et celles qu’ils jugeront bon d’inviter. Christ tient « table ouverte ». C’est lui qui est au menu !

9 mai 2014

Les baptisés sont trop conscients de leur « insuffisance » pour être des donneurs de leçons. Comme tous les humains, ils sont fragiles, limités et faibles. Ils assument leur pauvreté en la reconnaissant et en l’avouant sans honte. Ils ont toutefois compris qu’en se nourrissant du Corps du Christ, ils ne sont certainement pas meilleurs que tous les humains, mais ils sont parmi les lutteurs qui se relèvent pour continuer le combat humain. Le « pain de vie » ravive leur Vie quand la torpeur les saisit et que la peur ou le découragement les empoignent. L’Eucharistie n’est ni une récompense ni un gage automatique. C’est le pain de la « communion » à Dieu et aux autres.

24 avril 2015

Jésus enseigne à la synagogue de Capharnaüm. Les juifs se demandaient entre eux comment celui-là peut-il nous donner sa chair à manger. Ils restaient au-mot-à-mot, se querellaient entre eux et n’entraient pas dans la foi qui transportent les montagnes du mystère. Nul ne peut accéder par ses seuls moyens à une démarche de croyant chrétien. Il lui faut toujours, d’une manière ou d’une autre, ausculter la Parole, s’enrichir du débat communautaire, prier en Eglise.

15 avril 2016

La foi, les Ecritures, le Repas d’hospitalité (dont l’Eucharistie est le signe) sont germes de vie en nous. Le Ressuscité nous les transmet, afin qu’ils prennent racines en nous, germent, grandissent et portent du fruit, nourriture pour tous. Nous sommes les ensemencés de Dieu, petit lopin de terre, pour que, par notre offrande souvent bien chiche, la création entière trouve son épanouissement par le travail des humains et chante la plénitude de la Bonté de Dieu.

5 mai 2017

Quand, dans la synagogue de Capharnaüm, Jésus a déclaré qu’il était lui-même le Pain de Vie descendu du Ciel et que celui qui mangera de ce pain vivra éternellement, ce fut sans doute un tohu-bohu général. On ne sait pas si ce furent les paroles exactes de Jésus, mais Jean l’Evangéliste ne ment pas. Ce fut la teneur du discours. Quelle audace ! Quelle nouveauté ! Quelle rupture de pensée pour les auditeurs habituels de l’enseignant ! Jésus ouvre l’Avenir à l’Aujourd’hui de Dieu. Dans son annonce, il lie Résurrection, Eternité et Pain de Vie pour le voyageur ordinaire qui traverse le temps. Ce bouleversement n’est supportable que dans la foi et la confiance en Christ  : Parole éternelle toujours actuelle du Dieu vivant. Elle appelle les baptisés d’aujourd’hui à oser dire et expliquer leur foi.

20 avril 2018

« Les juifs se querellaient entre eux ». Leur théologie était prise à revers. Ils ne savaient qui croire. Ils avaient beaucoup de difficulté à entrer dans l’enseignement de Jésus à la synagogue de Capharnaüm. Habitués à la lettre de la Loi, ils ne voyaient pas comment Jésus pouvait donner sa chair et son sang. Ils en restaient au sens littéral. La mystique de la relecture spirituelle leur échappait totalement. La grande majorité d’entre eux n’allaient à Dieu qu’en observant scrupuleusement la Loi et les préceptes. Et voilà que les paroles de Jésus sont celles du Christ, Fils de Dieu. Il veut faire comprendre que c’est en dévorant sa Parole, à s’en nourrissant au-jour-le-jour, que l’on peut saisir qu’il est le Verbe qui conjugue en lui-même, l’éternité et le temps, l’espace et l’infini, c’est-à-dire Dieu qui visite son peuple pour lui dire son amour.

10 mai 2019

Il est difficile sinon impossible  de balbutier quelques mots d’explication sur ces versets de Jean au chapitre 6. Son langage est chiffré. Il ne s’entend un peu que par les initiés. Ces phrases restent tout-à-fait énigmatiques à ceux et celles qui n’ont pas eu la chance de pénétrer ces mystères chrétiens. Les « interloqués » sont chanceux, si, intrigués par le secret qu’ils pressentent, ils ont la chance de rencontrer un baptisé chrétien qui puissent leurs donner quelques lumières qui les guident. Cela supposent que beaucoup  de chrétiens se forment à l’accompagnement et sachent parler le langage de leur contemporains.

1er mai 2020

Le discours de Jésus à la synagogue de Capharnaüm étonne et trouble ceux qui l’écoutent. Nous sommes de ceux-là. Se nourrir du Christ, c’est croire qu’en sa personne s’accomplit le mystère de la Divinité et de l’Humanité. Alors, on peut le dévorer des yeux dans la contemplation de sa Vie et aussi dévorer sa Parole qui, par les Évangiles, devient notre nourriture personnelle et communautaire. Si nous voulons vraiment le suivre, nous en trouverons la force et la joie par le Don qu’il nous fait de lui-même. Par la force de l’Esprit, nous l’assimilons et nous marchons. La célébration de l’Eucharistie dans le ‘repas fraternel’ est un des « signes » qui étaye notre foi et notre mission.

23 avril 2021

« Celui qui me mange vivra par moi ». Ces sept mots paraissent incongrus à ceux et celles qui n’ont pas médité sur le dernier repas de Jésus et ne sont pas approprié l’allégorie du soir qui suit le lavement des pieds et précède l’offrande de Jésus, sa mort et sa Résurrection. Du temps de mon enfance, il arrivait qu’un enfant dise à sa mère en l’embrassant tendrement : « Maman, je t’aime à te manger ». Propos démesuré et enfantin qui traduit une profondeur d’amour inouï. En lisant ces versets de Saint Jean, remonte en moi ce débordement de langage qui crie la vérité à l’intime de soi.