28 avril 2012
Nous sommes troublés, parfois blessés par les Paroles de Jésus. Mais avec d’autres qui sont imparfaits comme nous, nous continuons de marcher avec lui. Nous trouvons que notre parcours terrestre trouve sa cohérence dans l’Espérance : « Nous croyons que tu es le Saint. Pouvons-nous trouver mieux ? Et puis, où irions-nous ? »
26 août 2012
D’une certaine manière, Pierre répliqua à Jésus : « Dans le fond, il n’y a pas mieux que toi ! » Baptisé, notre choix est fait ; reste à entrer et à demeurer en fidélité. La vie communautaire est une sage précaution. La brader est un risque, l’améliorer une chance, la vivre un devenir en Christ.
20 avril 2013
Pour entendre le discours de Jésus, l’accueillir, le faire sien au point de pouvoir le transmettre avec ses propres mots dans le patois du pays et la culture ambiante, cela demande un grand dépouillement de ses idées toutes faites. Pour croire, il faut accepter de se mettre dans la disposition des pauvres qui reçoivent chaque jour ce qui leur est nécessaire pour vivre. S’ils se cramponnent à hier, s’ils font fi de la réalité d’aujourd’hui, s’ils refusent le Ressuscité, Aumône somptueuse de Dieu, ils ne peuvent qu’être déçus et quitter la compagnie de Jésus et de ses disciples.
10 mai 2014
Tant que dans son enseignement Jésus reste au niveau de la Grande et Belle Sagesse humaine, telle qu’on peut l’entendre dans le discours sur la montagne, beaucoup sont prêts à le suivre mais lorsqu’il parle de la Résurrection Bien Heureuse ou qu’il est le Pain de Vie, les troupes se dispersent. C’est trop lourd à porter, c’est intolérable. Beaucoup de ses disciples s’en allèrent et cessèrent de marcher avec lui. A ceux qu’il avait choisis, Jésus dit : Voulez-vous partir, vous aussi ? Pierre répondit : A qui irions-nous ? Tu es le saint de Dieu. Ce dialogue est celui d’aujourd’hui. Croire au Christ Fils de Dieu est l’option fondamentale pour l’accueil du Don de Dieu. Les baptisés confessants sont minoritaires et ils demeurent vaillants.
23 août 2015
Les disciples de Jésus avaient beau l’aimer de tout leur cœur et pour certains avoir tout quitté pour le suivre, ils bougonnaient entre eux et disaient sans doute : « On n’y comprend rien ». Seules la foi et la confiance permettent aux humains d’accueillir l’Esprit Saint, don de Dieu, et d’accueillir en bonne intelligence le mystère du Christ, d’en parler entre eux, de le contempler et d’en vivre.
16 avril 2016
Les paroles de Jésus sur le Pain de Vie sont mystérieuses, douces et exigeantes. Les recevoir à l’intime de nous-mêmes pour les assimiler ne vont pas sans un certain débat intérieur, une discussion entre frères et sœurs dans la foi, et un combat quotidien de chaque baptisé. Elles dépassent nos vies bornées au-terre-à-terre du quotidien et nous conduisent par la foi à la frange de la compréhension du mystère de Dieu. La contemplation ouvre nos yeux et nos cœurs au don de Dieu qui vient à notre rencontre.
6 mai 2017
Les disciples qui ont entendu le discours de Jésus redoutent d’avoir compris la profondeur, la hauteur et la largeur de l’Annonce de Jésus. Le Seigneur leur dit que son discours est inaudible, sauf pour le moment à quelques-uns : seuls, en effet, ceux qui acceptent d’accueillir le Don de Dieu, Parole Eternelle, peuvent y avoir accès. Certains disciples vacillent et cessent de marcher avec Jésus. Alors le Christ demanda aux Douze : « Voulez-vous partir vous aussi ? ». Pierre répondit qu’ils restaient avec lui parce qu’ils savaient et croyaient qu’il était le « Saint » de Dieu. Tel ou tel d’entre les apôtres pensèrent peut-être que Pierre avait trop vite et trop carrément parlé en leur nom à tous.
21 avril 2018
« Beaucoup de ses disciples s’en retournèrent ». Tel que le rapporte Saint Jean, le discours de Jésus à la synagogue de Capharnaüm est inaudible. Pour entendre et comprendre, il faut croire au mystère conjoint de la Résurrection-Ascension-Pentecôte. Si l’on n’a pas intériorisé, par une vie mystique, l’intimité du Christ et son déploiement inventif dans le temps, on ne peut que cesser de l’accompagner jusqu’au bout. Certains se contentent uniquement de la religion faite de pratiques et ne se laissent pas rejoindre par le don bouleversant du Père. D’autres acceptent l’aventure de la foi. Alors ils entrent dans un cheminement pauvre de découvertes libératrices et d’innovations heureuses. Leur vie devient une réciprocité avec le Seigneur et ils inventent un comportement évangélique au fils des jours.
26 août 2018
« Beaucoup de ses disciples cessèrent de l’accompagner ». Une clarification se produit. Suivre Jésus n’est ni une sinécure ni une habitude. Marcher avec le Christ demande au moins de le préférer. « Si nous te quittons, à qui irions-nous ? » dit Simon-Pierre. Il semble parler au nom de quelques-uns. « Nous sommes des « imparfaits », nous n’avons pas tout compris, mais nous n’avons trouvé personne de mieux que toi ». Jésus répond : « Soyez sans crainte, c’est moi qui vous ai choisi, vous les Douze. Continuez de marcher avec moi ! Vous apprendrez à me mieux connaître. Le chemin que je vous propose c’est moi, avançons ensemble ».
11 mai 2019
Après le discours sur le Pain de Vie, beaucoup de disciples cessèrent d’accompagner Jésus et s’en retournèrent. Le Christ semble dépité à moins qu’il n’ait désiré que les Douze choisissent à nouveau de le suivre. Pierre dit : « Seigneur, à qui irions-nous ? Tu es le Saint-de-Dieu ! » Les termes employés veulent-ils sans doute nous mettre dans une déclaration de foi et pas seulement d’affection ? Parmi les Douze ‘choisis’ se trouve Judas. Il reste. Il hésite ou n’a pas encore décidé de trahir.
2 mai 2020
Le discours de Jésus à la synagogue de Capharnaüm est ‘rude’ et difficile à digérer. Il a dérouté beaucoup de ceux qui l’entendirent, alors ils s’en retournèrent et cessèrent de le suivre. Jésus semble affligé par ces ‘départs’. Il demande aux ‘Douze’ : « Voulez-vous partir vous aussi ? ». Simon Pierre lui répond : ‘A qui irions-nous ?’. ‘Tu nous as choisis, nous t’avons suivi et nous croyons que tu es le Saint de Dieu’. Parmi les apôtres, Judas fut ébranlé. Il n’était pas d’accord avec Pierre pour reconnaître en Jésus le Messie promis. En son cœur, il décida de partir. Il différa son départ. Avait-il encore besoin de réfléchir ?
24 avril 2021
A la synagogue de Capharnaüm, les paroles de Jésus sont rudes à comprendre. Les juifs se querellent entre eux sur leur interprétation. Les disciples qui restent à la littéralité des mots ne comprennent rien ; certains, même, cessent d’accompagner Jésus. D’autres restent près de lui parce qu’ils ne savent pas trop où aller et que leur confiance envers la Parole est entière. Pierre ose dire : « Nous croyons et nous savons que tu es le Saint de Dieu ». C’est en marchant encore avec le Christ qu’ils découvrent le sens du discours sur le Pain de Vie. Ils comprennent que c’est lui le « Pain de Vie », c’est-à-dire la nourriture trouvée dans la vie trinitaire.
22 août 2021
Que de bavardages entre disciples ! Il vaut mieux des discussions pour établir une position commune et claire. Il est vraisemblable que Jésus aurait aimé que la vie communautaire des disciples ne se gaspillât point dans des récriminations stériles, mais envisage avec pauvreté l’offrande prévisible du Golgotha. « Partir ? Mais où irions-nous ? Si tu nous as choisis, c’est que tu nous aimes. Alors, nous sommes comblés ».
Article suivant
Jean 6, 52-59