A Lyon, la mère Cotivet disait : « Voyez mon « petit » comme il devient « grand ». Il a bien profité. » Ce qui signifiait : se portait bien et s’épanouissait !
Profiter, dans ce sens là, cousine avec le verbe prospérer :
Le « petit » devient lui-même tout en ressemblant à son père et à sa mère.
La sagesse lyonnaise, sans s’en douter, touche à la paléontologie. Comme moi, elle ignore tout de cette science et de la recherche des « savants ».
Depuis des milliards de milliards d’années, peut être depuis toujours, l’homme existait dans ces atomes microscopiques qui traînaient dans les eaux océaniques ou marécageuses, Il a bien profité depuis, sans doute parce que l’amas informe de cellules portait en elles les traces de ce qui pourrait devenir, à travers bien des aléas, un humain libre capable de parler, de peindre, de s’organiser, de vivre en famille, en clan, en nation. Les humains inventèrent la « grammaire », firent la guerre, découvrirent la paix et leur propre mystère qui tangente l’infini.
Même dans les temps les plus anciens que nous puissions connaître avec intelligence, l’homme et la femme profitèrent de tout ce qu’ils rencontraient pour lui donner du « souffle » qu’ils portaient en eux.
Quand les temps furent accomplis et que liberté et amour pouvaient se rejoindre, en Jésus, Dieu lui même visita l’humanité. Il révéla à chacun et à tous ce que, dans le temps, ils tentaient de chercher seuls. Le Christ ouvrit au pardon, à l’amour, à la justice, au chemin de liberté qui dépassait le temps. Le Ressuscité ouvrit la Porte de l’Éternité bien heureuse.
Le petit avait bien grandi, bien profité. Il était disponible pour la foi. Il lui suffisait de recevoir librement la proposition d’amour, de bonté, d’autant plus que le Ressuscité se donna en nourriture à ceux et celles qui le cherchaient, le désiraient, l’accueillaient de tout leur cœur.
26 mars 2021
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