Mentir est chez les humains une force que l’on pourrait qualifier de diabolique. Elle les entraîne dans une atteinte triomphante à la vérité et cela de plusieurs façons. J’en énumère quatre mais il y en a certainement plus.
La première : Le pharisaïsme. Les pharisiens disent et ne font pas. Ils se montrent mais sont des tricheurs de la vie, non pas guidée par le seul amour mais par des rites ostentatoires.
La deuxième consiste à parler contre sa pensée dans l’intention de tromper. C’est le cas de la « vanterie » plus ou moins grave et stupide.
La troisième se réfugie dans le désir de gouverner un peuple ou un groupe humain, coûte que coûte. Qu’importe justice ou démocratie ! On succombe à la démangeaison du pouvoir.
La quatrième est d’abandonner la parole librement donnée pour suivre d’autres désirs.
Mentir se ramène, sans doute, à ‘tordre’ la vérité pour suivre son propre désir. C’est une sorte de mystification, de distorsion, de rupture de fidélité.
Pour réussir et masquer ses effets pervers, mentir et enjôler se confondent. On fait semblant. C’est charmant à voir et à entendre mais « mentir » ne cache qu’une sombre pourriture. L’autre est flatté mais, en fait, il est mené en bateau. Il est leurré, berné.
Dom Basile a raison. Le mensonge de la ‘calomnie’ terrasse ceux dont on veut absolument se débarrasser. Dans la vie courante, les paroles fallacieuses ne manquent pas. Elles ne sont pas toutes d’une gravité extrême et ne sont parfois que le fruit d’un parler sans savoir. Un bavardage, des espèces de « potins » de salon ou de bistrot, ne sont souvent que des mirages pleins de brume. On trouve à leur origine le plaisir de se faire ‘mousser’.
Mon propos peut paraître sévère. Toute vérité n’est pas bonne « à dire ». Dans certains cas, il vaut mieux la laisser se découvrir et l’accompagner de délicatesse.
16 février 2021
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