Discuter

Ce matin, je réserve au verbe « discuter » sa forme intransitive. Cela signifie donc qu’aujourd’hui, j’essayerai de mieux comprendre et d’expliquer l’action qui se mène et se poursuit entre des personnes. Elles parlent plus ou moins vivement. Elles échangent des propos mesurés et réfléchis pour avoir le plaisir d’arriver à un accord paisible qui respecte chacune dans ses convictions. Les interlocuteurs ne désirent pas se convaincre, mais parvenir à plus de lumière en vue d’une entente. Si nécessaire, on discutera à nouveau pour aller encore plus loin. Entre amis, discuter prouve l’affection ; ils ne peuvent se brouiller à cause d’avis divergents qui se révèlent parfois même une heureuse cohabitation des différences qui fondent la véritable amitié.

Dans un même parti politique, un même syndicat, une même association, une même communauté, des positions presque opposées sont source de dynamisme et paradoxalement d’unité. La confiance grandit et engendre réflexions, paroles et action. La cohésion d’un groupe se nourrit de liberté.

La richesse des analyses ouvre un dialogue qui permet de hiérarchiser les conclusions. L’important, reconnu, prime sur les simples avis. Il se trouve même que l’urgence se doive d’attendre pour une meilleure efficacité. Ici, l’abnégation pointe le bout de son nez. Il est toujours difficile que son avis ne soit pas reconnu comme prioritaire. Le bien commun passe avant l’avis personnel que l’on défendait âprement.

Discuter sans emportement ouvre à un véritable dialogue qui effleure le fond des cœurs. La parole qui circule sème la justice et la paix : la bonne humeur de la société en dépend.

Tout se discute. Tout demande affrontement, sans perdant ni gagnant. Tout réclame délibération. Tout découle du don. La Parole, libérée et libre, apporte grandeur et bonheur.

Salut, à demain !

Maintenant le courrier, l’accueil des visiteurs et la rédaction de quelques lignes pour les manifestations publiques.

Une vie de « Pacha ».