Dialoguer

Le dialogue entre deux personnes suppose liberté et réciprocité égalitaires.

Le patron ne dialogue pas avec un seul employé mais avec un syndicat.

Deux amoureux ne dialoguent pas entre eux, ils sont dans l’élan du cœur.

Un père et une mère peuvent dialoguer entre eux sur l’éducation de leurs enfants.

Le dialogue ne s’établit bien que s’il porte sur un sujet bien défini. Ce n’est pas une discussion à bâtons rompus.

Le dialogue va vers un accord ou aboutit parfois, sur un constat de désaccord fondamental. On ne parlera plus de ce domaine qui fâche.

Le dialogue vrai peut aboutir à une action commune efficace et durable. C’est une « entente ».

En fait, le dialogue profond et respectueux est rare. C’est tristesse. S’établit une sorte de report sur des choses accessoires qui supportent un désaccord courtois. Il s’établit alors une sorte de bavardage où chacun ne va plus jusqu’au fond de lui-même. On reste à la superficie des « choses ». Il y a de la précaution dans l’air.

A mon sens, dans un dialogue, il n’y a ni vainqueur ni vaincu. S’il y a un désaccord véritable, la recherche commune se poursuit à partir de la conviction personnelle de chacun. Chacun approfondira de son côté et « le dialogue reprendra » après qu’aient été soupesés les arguments des interlocuteurs.

Le « dialogue de soin » entre un psychologue et son patient n’est pas un dialogue. C’est une sorte d’aveu, guidé par un professionnel.

Ces quelques lignes désirent établir l’habitude de dialoguer avant d’agir. Nul ne peut se prévaloir à lui seul de posséder la Vérité.