Tout se passe comme si nous étions bâtis sur un manque et que toute notre vie terrestre soit une recherche permanente de la complétude. Depuis que nous existons au sein de notre mère, nous avons besoin de nourriture pour grandir et parvenir à voir le jour. Notre parcours terrestre est marqué par un « appétit » de nourriture, de savoir, d’argent, de pouvoir, de compréhension, d’apprentissage, d’amour et de fécondité.
A des degrés différents selon notre âge et notre histoire sociale, nous cherchons à franchir des frontières internes et externes. Nous sommes construits pour un « sublime » jamais apaisé.
Et nous cherchons sans cesse à obtenir au-delà de ce que nous possédons déjà. Par nature, nous sommes des ‘insatisfaits’.
Cela tient sans doute à ce que nous ne sommes pas Dieu, mais appartenons à une « espèce » où le progrès est une nourriture et un bien provisoire que, sans cesse, nous cherchons à dépasser pour un autre provisoire que nous aimerons également dépasser ou du moins aménager. Bref, nous cherchons un ‘bonheur’ qui nous glisse des doigts et que, d’une manière ou d’une autre, nous désirons rattraper.
Nous visons haut et loin et chacun, homme ou femme, guette comment y parvenir. Parfois, rarement, nous faisons mouche. Plus souvent, nous ratons. Attention à ne pas rêver au-delà du réel et du possible !
Le plus souvent, nous adaptons l’objectif à notre taille ; il suffit de persévérer dans notre recherche pour l’atteindre. Chercher nous invite à un labeur quotidien, à un courage sans défaillance, à la recherche d’une aide, afin de parvenir à une ‘ouverture’, à plus large et à plus à l’aise. Les chemins de liberté sont parfois étroits et accidentés. Chaque chercheur en a fait l’expérience !
Tandis que j’écrivais ce petit texte, une phrase des Confessions de Saint Augustin me revenait avec insistance à la mémoire et que je cite de mémoire :
Irrequietum cor nostrum donec requiescat in te Deum.
5 mars 2021
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