Le terme « péché originel » est-il bien adapté ? Le texte de la Genèse nous met en garde, nous les humains, nous ne sommes pas Dieu, nous ne sommes que des humains et ce n’est déjà pas rien. Si nous nous prenons pour Dieu nous nous trompons lourdement et totalement. Nous ne sommes pas Dieu. Nous sommes des chercheurs de Dieu. La transcendance qui est tapie en nous, nous invite, nous pousse, nous tire, nous vrille. Nul n’échappe à la question de Dieu « la perfection d’amour ». Chacun donne sa réponse le plus honnêtement possible et tente de conformer son comportement à la réponse consciencieuse qu’il a enfouie dans sa règle de vie.
Ma lecture de la Genèse me libère de la culpabilité et m’oriente vers une ‘humble liberté’ qui n’est pas sans faille.
Même si Marie est une femme comme les autres et n’a pas été conçue sans péché, le terme ‘Immaculée’ ne lui convient pas : elle est humaine saintement, disponible à l’appel du Dieu que son peuple adore et cherche avec Abraham, Moïse et Élie. Elle est fidèle, comme son Fils Jésus, elle est humaine, elle est sa servante et avec lui aime l’humanité et vient à son secours. Elle est ‘dévorée d’amour’ Elle est sainte parmi les saints. Elle prie pour nous « maintenant et à l’heure de notre mort ».
Le texte du « Je vous salue Marie » me convient parfaitement et c’est pour ainsi dire ma Théologie et ma Doctrine. Je redoute les ajouts « piétistes » des « pieux » du Moyen Âge et des temps plus modernes : Sainte Marie, Mère de Dieu, épouse de Joseph. Cette contradiction me suffit pour l’aimer.
Dieu aime les humains imparfaits et c’est parmi eux que Jésus a révélé au monde, traversé par l’imperfection, la Vie Trinitaire : parfaite Altérité-Réciprocité au point d’en être plus qu’Un.
Mes lignes n’ont pas épuisé le sujet, ma recherche est active, L’Esprit peut très bien m’aider à compléter ma recherche avant la Lumière de ma Résurrection.
10 décembre 2020
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