Ça ne se casse pas, mais ça n’avance plus.
Enlisé dans le sable, ça se conserve intact.
Quelques coups de pelle et ça apparaît comme neuf.
Ça grince un peu au démarrage.
Ça patine, mais ça reprend sa course normale.
Ça est un secret qui a emmagasiné de la force dans le sable chaud, désolé et à perte de vue.
On dit qu’au désert le peuple de Dieu a trouvé cohérence et foi en ramassant la manne et en tournant dans le sable pendant quarante ans. Même si c’est une parabole l’histoire dit quelque chose d’important.
Vive donc le désert qui accouche de tant de choses !
D’ailleurs, on ne sait plus s’il s’agit d’un mirage ou d’une réelle beauté.
En tous les cas, c’est bon à dire. C’est un secret, il est à point. Le temps est venu de l’entendre et de l’accueillir.
Je crois que chaque baptisé, peut être chaque humain, tourne et s’enlise parfois dans son propre désert. Il ne sort de l’enlisement que si quelqu’un l’aide à se désensabler et à reprendre la conduite de son véhicule c’est-à-dire de lui-même.
Son compagnon de cohorte, qui le connaît bien, a un secret à lui révéler, il parlera à la dernière pelletée. Alors se fera la révélation qui, dans la joie, remet en piste.
A plein régime c’est un nouveau départ pour l’horizon.
13 décembre 2020
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