Dimanche

Pour commencer, j’ai bien dormi et ma glycémie est normale.

A part ces deux bonnes nouvelles, que me réservera cette journée ? Elle sera sans doute comme les précédentes, ni triste ni joyeuse. Je souhaite quelle soit paisible et calme.

Ce dimanche n’aura rien à voir avec ceux de mon passé. Je n’ai pas besoin d’en faire un jour sabbatique. Tous mes jours sont maintenant sabbatiques. Je me repose de la vie de mes quatre-vint-douze ans.

La louange à Dieu, misérable et sincère, m’habite au-delà des pratiques : ma foi, une veilleuse fidèle dans la pénombre.

Des catholiques protestent devant les églises fermées à cause de la crise sanitaire. Je voudrais bien savoir de quel genre de cathos il s’agit. Je redoute que ce soient des chrétiens à mentalité traditionnelle. Tout à fait à l’opposé, j’ai tendance à penser que cette affaire de confinement ouvre les baptisés confessants à prendre des pratiques nouvelles. Par exemple, ils pourraient réinventer à domicile les agapes fraternelles avec six autres baptisés confessants : prière, silence et commentaire de la Parole par tous, Pain bénit, lettres à d’autres communautés…

Le respect du droit et des précautions sanitaires n’empêchent pas l’audace créatrice Ne nous laissons pas enfermer dans trop de précautions. Voulant bien faire le peuple va s’avachir !