Apprendre à lire et à écrire est à la base de tout savoir.
A l’école primaire, l’instituteur met tout son talent et sa patience pour donner les clefs de la vie sociale et de la construction de soi-même. Aux gamins et gamines qui lui sont confiés pour qu’il les « élève », il met son génie pédagogique au service d’un objectif essentiel : savoir lire et écrire. Durant toute leur vie, les hommes et les femmes apprennent à lire la vie et à découvrir les signes qui donnent sens aux phrases de leur existence. A partir de cette science qui n’est pas scientifique – elle joint le cœur, l’intelligence et la vie sociale -, ils découvrent ce qui est essentiel pour nourrir leurs comportement personnels et civiques. Là sans doute, se construit leur épanouissement. Chaque jour, chaque rencontre et chaque soubresaut provoquent comme un livre neuf à lire avec passion.
Je suis à peu près certain que, depuis la fin du dix-neuvième siècle jusque vers les années ‘cinquante’, les écoles cléricales, les petits séminaires, les écoles d’enfants de troupe furent de puissants ressorts de promotion sociale en France. Beaucoup de garçons issus de familles pauvres, sans ressources pécuniaire mais pas sans grandeur, y trouvèrent un élan vers de brillantes carrières, après de hautes études ou un militantisme généreux. Le livre de Chauvet en donne la preuve.
17 novembre 2020
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