Une conclusion qui ne conclut rien !

Je ne désire pas laisser ces quelques pages sans proposer une certaine réflexion personnelle plus générale.

« Une prise de position » n’est pas un enfermement entêté dans une décision nécessairement liée à notre âge et à notre mentalité d’alors. Elle est une étape où les points de vue s’élargissent et l’expérience affine les idées. L’engagement véritable, aussi mince soit-il à l’origine, est une école de premier choix où l’on apprend à connaître ses propres possibilités et les besoins du monde auxquels on pourrait apporter ses propres ressources.

« Une première prise position » à l’école, au collège et à la fac, ouvre à une vie généreuse efficiente pour le bien-être de tous. Une première prise de position au lycée d’apprentissage prépare, si on le désire plus tard, à un actif engagement syndical.

Avant d’être moine ou évêque, il vaut mieux avoir été enfant de chœur ou militant à l’université, dans sa profession ou son parti. Même si tout le temps il faut changer, se situer autrement, inventer différemment, l’énergie se cultive. Elle est à la disposition d’une liberté fondamentale.

En ce domaine si proche de la conscience avisée, rien n’est obligé, mais il vaut mieux avoir appris à lire le temps présent, la vie collective, les besoins du monde, au temps de son adolescence et de sa jeunesse, pour ensuite à la force de l’âge prendre de plus larges positions sociales, politiques, ou tout autres.

« Prendre position » dès son plus jeune âge est une école de la décision, du choix créatif et aussi de l’exploitation audacieuse des valeurs enfouies au cœur de chacun et de chacune.

Prendre position

30 mai 2021