Matteo Ricci. Serviteur du Maître du ciel, Desclée de Brouwer, 2003, 216 p.
Cette biographie ne nous apprend rien de nouveau sur la vie de Matteo Ricci, jésuite italien (1552-1610), successeur de François Xavier et contemporain de Valignano.
Cette biographie pourtant met à nouveau en évidence l’audace, le courage, l’intelligence, la foi et la perspicacité de ce missionnaire qui, à la jointure du 16ème et 17ème siècle, osa s’immerger dans la culture chinoise.
Non seulement Ricci parla et écrivit le chinois, non seulement il traduisit en chinois les dernières découvertes des mathématiciens et des géographes occidentaux, mais il sut pénétrer jusqu’à la pensée de Confucius pour en découvrit les éclats de vérité, proches de l’Evangile.
Ce livre stupéfiant d’actualité se dévore comme un roman.
J’ai été encore une fois émerveillé par ce « géant » de la foi, humble et entreprenant. A cause du Christ, il proclame l’Evangile dans une culture très différente de l’Occident et de l’ambiance romaine. Sa fidélité au mystère du Messie et son amour de la culture des lettrés chinois nous « édifient » pour que nous vivions aujourd’hui l’immersion dans l’élan gigantesque de nos intellectuels contemporains, par exemple, nos maîtres en neuro-science et en biologie.
29 novembre 2004
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