Prendre soin les uns des autres

« Vous valez plus que tous les moineaux du monde » (Luc 12, 7)

Je crois que la vie spirituelle donne (ou devrait donner) aux valeurs humaines une sorte de surcroit dont le baptisé n’est pas le propriétaire. Ce qu’il a reçu de l’Evangile appartient à tout le monde. Les croyants en Dieu sont des vecteurs de ce bien commun. Deux principaux rapports : « Temps-durée-éternité » et « Individu-société-communauté » instaurent unité de relation et de destin.

Je crois que la vie spirituelle est de s’estimer soi-même comme un ou une « unique d’un prix inestimable ». Ce n’est pas un égoïsme, car il est impossible de s’apprécier en dehors d’une relation de communion avec d’autres. Un individu plein de lui-même est un bien petit paquet. Ce que l’on néglige de vivre avec d’autres manquera toujours. Certes le monde ne croulera pas, mais un presque rien ne sera pas au rendez-vous de la réussite commune !

Je crois que la vie spirituelle est incompatible avec le mépris de la vie. Le fait de mettre gravement sa propre existence en danger est une erreur profonde ou une folle gloriole.

Je crois que la vie spirituelle peut appuyer l’obligation humaine de prendre soin les uns des autres :

Autant d’actions de la société dans lesquelles les baptisés peuvent pour leur part apporter leur grain de sel spécifique.

Croire en méditant

3 août 2025