« Si quelqu’un blasphème contre l’Esprit, cela ne lui sera pas pardonné » (Luc 12, 10)
Je crois que l’évangéliste de l’Annonciation à Marie a voulu souligner le rôle primordial de l’Esprit qui introduit Jésus, Christ de Dieu, dans le monde, non pas en l’imposant, mais en sollicitant le consentement de la personne humaine.
Je crois que les Eglises chrétiennes, malgré leurs insuffisances notoires et troublantes, sont des signes terreux de la splendeur miséricordieuse de Dieu. Leur présence au sein des contradictions de la vie laisse apercevoir un message d’Espérance. Un point-source.
Je crois que les baptisés, habités de l’Esprit de Dieu, témoignent, seuls et ensemble, d’un monde qui n’est ni clos ni fermé sur lui-même. Dans les aléas des relations, leur apport de bonté et d’amour ouvre à l’infini ce qui a tendance à ne pas dépasser les limites du temps.
Je crois que les baptisés ne sont pas les seuls à inscrire dans l’imparfait ce qui suggère le parfait. Ils se lient par nature à tous les humains qu’ils soient incroyants, agnostiques ou croyants au « Dieu des philosophes » pour faire réussir le monde et la société à partir des valeurs de la civilisation et ouvrir une brèche dans l’inexorable humain.
Je crois que les baptisés, mus par l’Esprit de Dieu, témoignent de la Source d’amour. Peu nombreux, leur offrande et leur intercession sont des propositions humbles qui sauvent de l’absurdité.
27 juillet 2025
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