Monter à Jérusalem

« Comme le temps approchait où Jésus allait être enlevé de ce monde, il prit avec courage la route de Jérusalem » (Luc 9, 51)

Je crois que cette marche commune vers la Mort-Résurrection (chacun des baptisés monte à Jérusalem avec son petit groupe de relations) demande un départ plein de courage. Chaque confessant, presque sans bagage, vit avec Jésus un pèlerinage qui va à l’essentiel.

Je crois que le courage, l’énergie, la volonté, le zèle, le cran, la vaillance, doivent se marier avec la persévérance, la constance, la patience, l’audace, la juste appréciation de sa pauvreté, le repos et la modestie, pour durer et aller jusqu’au bout de sa marche avec le Christ qui partage en cours de route sa passion pour les humains.

Je crois que la peur, les faux-pas, la fatigue, les intempéries extérieures et intérieures, les tentations de déboucler son sac et de faire une pause, les automatismes, les désabusements, habitent et mordillent tous les pèlerins du monde. Ils font avec leur nature et puisent en Christ leur humble fidélité.

Croire en méditant

23 novembre 2025