Luc 1, 26

L’ange Gabriel fut envoyé 

Tout cela se situe dans l’ordre du symbole, de la relecture, de la foi, de la croyance partagée par les chrétiens.

Le symbole est une forme élevée de la réalité. Il ne distrait pas de la vérité. Il n’est pas « invention », mais manière de parler pour faire comprendre un événement si profond qu’il faut raconter pour « saisir » et ne pas épuiser le mystère.

Ainsi, Dieu a des commissionnaires, des porte-parole. Ils se dérangent et s’efforcent de rendre compréhensif le message. Ils sont chargés de la communication, des grandes et des petites annonces. Reste à recevoir, à intérioriser, à accepter ou à refuser ce qu’ils ont semé dans le cœur, la conscience, l’intelligence. Les humains, soutenus par le don de Dieu, font germer en eux le bon grain.

La liberté de Dieu, la disponibilité fidèle des messagers, garantissent la liberté des hommes et des femmes de l’écoute. D’autres diraient, en jouant sur les mots, de la « bonne entente ».

Ainsi cela se passe pour Marie ; nous croyons, avec les premiers témoins de la foi, qu’elle a été pressentie pour incarner et mettre au monde Jésus. Ce projet, elle l’a entendu de Gabriel, celui dont le nom signifie Dieu est fort. Sa liberté nourrit sa disponibilité. Parce qu’elle consent à la force de Dieu pour l’humanité, Jésus prend corps.

Ainsi le mystère de l’Annonciation réplique à la tentation de l’homme (homme et femme) inspiré par le démon qui séduit Ève en lui suggérant de devenir comme Dieu.

Deux symboles :

Merci, Marie, ton « oui » engendre la vérité fragile qui nous est si bien adaptée !