Sortir de la langueur pour servir
À la synagogue de Capharnaüm, la confrontation de Jésus avec un esprit démoniaque a été éprouvante. La lutte frontale avec le malin épuise beaucoup. Jésus comprend qu’il aura affaire aux forces du mal toute sa vie ; le service pour la libération des humains n’ira pas sans heurt avec ceux qui sont manipulés par le « diviseur ».
Heureusement, Pierre habite cette même ville de Galilée. Un moment de repos chez lui sera le bienvenu. Manque de chance, la belle-mère est au lit, oppressée par la fièvre, ET elle ne peut servir les hôtes et les aider à trouver la bonne ambiance qui « refait ».
Va alors se passer quelque chose de simple. « On » suggère à Jésus de faire « quelque chose » pour le bien-être de la fiévreuse mais aussi pour que tous profitent de ce moment de repos. « On demande » car « on désire ». D’ailleurs, il est probable que l’on ne transforme en prière efficace que ce que l’on souhaite soi-même et que l’on est prêt à faire pour contribuer au bien.
Je ne sais pas du tout comment Jésus a libéré de son oppression intérieure la maîtresse de maison.
Je ne sais pas… Mais ça m’est égal. Je crois que la présence de Jésus est mobilisatrice et que de lui émane? d’une manière ou d’une autre, le moyen de guérir de la langueur qui rive à soi-même pour entrer dans le service des autres.
Cette histoire banale de la « belle-mère » raconte en fait notre existence journalière et structure notre vie spirituelle qui n’est jamais acquise une fois pour toute.
On dit que, de temps en temps, la belle-mère de Pierre a repris la fièvre, qu’elle a guéri, qu’elle a fait de nouveau son petit service comme elle savait le faire et puis qu’un jour elle est morte. La résurrection l’a guérie pour toujours. Son service a changé de nature.
31 août 2005
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