Savoir… dire… croire… confesser
L’homme possédé par un esprit démoniaque sait fort bien, en lui, pas de doute.
Sa lucidité le rend inhumain.
Quand Jésus le délivre, Il lui commande :
Détailler cette affaire folklorique enseigne sur la réalité de la personne humaine dans son rapport à Dieu et à son Christ ressuscité.
Le domaine d’un terrestre se réduit au visible, au temps, au lieu, à l’abstraction et à la réflexion à partir du concret soumis à l’épreuve de la vérification.
La personne humaine qui désire vivre dans la foi se réfère à la révélation, aux Écritures, à la vie des saints et à la communion avec des frères et des sœurs de sa foi.
Elle ne peut rien prouver ni affirmer de Dieu.
Elle ne l’approche que dans la nuée, ne le cerne pas, ne le définit pas.
Son geste le plus vrai est l’adoration silencieuse.
Elle doute et elle croit.
Elle s’efforce de faire en elle une cohérence la plus juste, la plus vraie possible, entre sa foi, son inculturation, sa parole, son action, ses relations avec ses proches, avec les lois naturelles.
Elle bâtit sa vie personnelle, intime, privée et sociale dans un sorte d’affrontement ; elle naît, renaît sans cesse, devient, sème des grains d’éternité dans la mouvance de l’histoire.
Elle n’impose rien, renonce à séduire, à enrôler.
Elle laisse voir, ne cache pas, agit au grand jour avec modestie, explique du mieux possible sa manière de vivre.
Elle rejette toute supériorité envers quiconque.
Elle aime aussi l’imparfait et les imparfaits, les respecte comme elle se respecte elle-même parce qu’elle est du même bois qu’eux.
Le baptisé aime la société dans laquelle il est enraciné. Non seulement il en connaît les valeurs mais en vit avec ceux et celles qui croient à la démocratie et à la laïcité. Il les promeut et les défend.
Il croit en la Bonté de Dieu. Son bonheur est de l’accueillir, d’en vivre, en la personnalisant selon son tempérament ainsi que de la partager avec ceux et celles qui lui sont proches.
Il croit et il confesse.
Il ne fait pas le ‘malin’.
31 août 2010
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