Luc 6, 46

L’épreuve de vérité

Dans la vie spirituelle, existent des couples de mots qui s’appellent l’un l’autre :

Là, la difficulté commence. Et pourtant, je crois que nous touchons l’essentiel. Que serait la foi sans les œuvres ? Un croire sans un faire ? Le problème est bien ancien. Il remonte au début des évangiles. La parole de JÉSUS fustige ceux qui en appellent à son nom et ne font rien. Elle loue ceux qui entendent et mettent en pratique.

Le vrai disciple est celui qui met en œuvre la Parole, non seulement tout seul mais en communion avec d’autres.

Il n’est pas aisé de passer aux actes, de traduire sa foi en geste, de déclarer et de caractériser son appartenance à la « bande de JÉSUS ». Nous pouvons laisser divaguer notre imagination, notre enthousiasme, mais, tôt ou tard, il faudra se confronter au réel de la communauté des croyants et du monde environnant. C’est là que le croyant doit s’exécuter en s’affrontant au domaine du matériel, du palpable, du visible, de l’audible ; l’acte traduira ou trahira la conviction intérieure ; c’est l’épreuve de vérité.

La mise en vérité fera toujours tomber l’illusion, le conformisme tentant et la facilité qui n’engage à rien.

Ce « paysage » réclame toujours à la fois un effort de préparation et d’exécution et une humilité car il y a nécessairement une distance entre le désir et le concret.

À se salir les mains, on devient le bon ouvrier du Royaume.