Amour. La bonne mesure. Abondance et qualité.
La rétribution ne serait que justice : recevoir à la mesure que l’on donne paraît équitable…mais l’amour et la tendresse ne sont heureusement pas comptables.
Mais je ne crois pas que mon juge soit tatillon et soit entouré de fonctionnaires du contrôle fiscal des « poids et mesures ».
Je crois Dieu doux, compatissant, miséricordieux, ne tenant pas un compte exact de notre bilan déficitaire ou excédentaire. Il aime sans mesure et ne compte pas. Son amour débordant n’a pas les mêmes critères que la politesse mercantile qui rend la monnaie ou campe dans la jalousie.
Lui notre Dieu rend plus que nous donnons. Notre moindre geste d’amour pour lui et pour tous les humains et toutes les créatures le conforte dans son débordement de miséricorde. Il nous connaît trop pour restreindre l’amour total qu’il porte à chacun sans que cela restreigne l’amour qu’il porte aux autres.
Ceci dit, le Dieu que je connais et qui m’appelle à entrer dans son amour, m’invite à mêler mon misérable amour humain rétréci même dans mes excès, à ma mesure chiche, parcimonieuse, intéressée, jalouse, parcellaire, temporaire, calculée…
Je crois que mon petit « amour racorni » trempe dans l’amour incommensurable de Dieu et de son Christ. Il est alors affecté d’une splendeur, d’une grandeur, d’un désintéressement, d’une fidélité… qui me dépassent et donnent à celui ou à celle, ou à ceux et à celles que je chéris un sentiment de plénitude bien au-delà de mes transports.
Je crois que Dieu prolonge et amplifie le moindre amour humain, lui donne une portée de signe, l’institue en fidélité, en vérité, en fidélité. Tous les êtres humains, depuis qu’ils sont humains, bénéficient de la miséricorde qui sourd du cœur de Dieu et qui donne une portée infinie aux amours terrestres.
Je crois que Dieu nous a donné Jésus comme une « personne faire-part » d’amour. La vie, la mort, la résurrection du Christ nous autorisent à croire que l’amour entre humains nous situe au cœur de Dieu.
9 mars 2009
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