Luc 6, 20-26

Pauvreté, racine de la Parole

Dans Saint Luc, tout se passe comme si Jésus reconnaissait en parlant ce qui existe maintenant sous ses yeux.

Ses disciples qui sont là sont :

Aujourd’hui, au moment où le Christ parle dans la plaine, les disciples ne sont pas, en fait :

Ces catégories sont au loin.

Ceux qui sont proches de Lui, sous son regard, sont des sortes de marginaux, soit parce qu’ils le sont devenus par la foi et par la rupture avec le confort, soit parce que la Parole ne prend racine que dans le cœur de ceux qui n’ont rien à perdre et tout à gagner.

Les auditeurs, ceux qui sont à portée de voix et de regard, ceux qui peuvent être ensemencés par la Parole sont les « heureux ». Les « malheureux » s’en tiennent éloignés, s’en abritent, s’en protègent, refusent aujourd’hui la proximité du Christ car ils ont tout à perdre.

Le verset 27 en charnière semble accréditer mes réflexions :

« Mais je vous dis, à vous qui m’écoutez… »