« En regardant »
Lisons lentement les trois premiers versets du « discours dans la plaine », tels qu’ils seront proclamés Dimanche 14 févier 2010 lors des liturgies eucharistiques dans les pays francophones.
On peut penser que les participants aux assemblées dominicales retiendront surtout le message qui s’articule autour des mots en opposition : « Heureux et Malheureux ». Ils auront raison, car ces phrases soulignent l’essentiel de l’enseignement de Jésus…
Il serait bon pourtant, de considérer les trois catégories de personnes évoquées, (la foule, les apôtres, les disciples) qui sont présentes autour du Christ pour l’écouter et se faire « guérir » par la force qui « sort » de lui.
La foule nombreuse.
Elle était venue
Les apôtres
Après avoir prié toute une nuit, Jésus appela par leur nom douze disciples, il les choisit pour « être avec lui » et partager sa mission et donc son autorité libératrice. Ce ne sont ni des supérieurs ni des chefs mais des « fabricants du peuple de Dieu » (c’est ce que symbolise le nombre de 12), peuple terre à terre qui se reconnaît à l’amour et à la communion dont il désire vivre. Comme Jésus, ils sont serviteurs.
Les disciples
Ils suivent Jésus, ils marchent avec lui, ils rendent de menus services. Parfois ils précèdent Jésus pour préparer sa venue. Ils n’ont ni honte, ni peine, ni crainte de « reconnaître » Jésus comme leur maître. Ils ne redoutent pas d’être conduits où ils ne veulent pas aller, ils savent en qui ils ont placé leur confiance.
Ce sont des hommes et des femmes désireux de vivre leur propre aventure spirituelle à proportion de l’amour du Christ qu’ils découvrent chaque jour progressivement.
Voyageurs sans bagages, ils n’ont qu’une tunique et qu’une paire de sandales… Dépourvus, désarmés, ils vont et ils inventent.
Ils portent en eux le « Chemin vivant » qu’ils parcourent dans leur pèlerinage terrestre.
Ils constituent un peuple immergé dans la foule. Au premier abord nul ne les reconnaît, c’est en les fréquentant que quelques uns soupçonnent qu’ils portent en eux un secret d’amour.
Si on les interroge, ils ne se dérobent pas et expliquent volontiers à quelle source ils puisent. Ils parlent simplement avec des mots usuels.
Ils ont de la joie à accueillir chez eux avec d’autres convives.
Avec Jésus, rien de ce qui est humain ne leur est étranger.
Quand Jésus parle dans la plaine, il les regarde.
Luc note dans son Évangile : EN REGARDANT ALORS, SES DISCIPLES, Jésus se mit à leur parler…les disciples sont sous le regard du Christ…
Tout à la fois, Jésus :
Pour mieux comprendre « l’ampleur » du regard de Jésus, je me réfère aussi entre autres versets des quatre évangélistes à
14 février 2010
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