À nouveau !
Ce passage de l’Évangile de Luc aborde la question du sabbat…
Les première communautés chrétiennes devaient avoir peine à changer leurs pratiques et à entrer dans la liberté de la Résurrection du Christ qui se célébrait le premier jour de la semaine, le Dimanche, le lendemain du Sabbat.
Luc insiste pour montrer que le « relèvement » du Christ se célèbre aussi dans tout ce qui est « relèvement » de l’homme. Libérer les hommes de leurs contraintes les plus ‘basiques’ entre de plain-pied dans la célébration de la Résurrection. Sortir de la faim et de la mauvaise santé s’apparente « à sortir de la mort pour vivre debout, souple et libre. »
Il serait normal et bon que les chrétiens qui célèbrent « ensemble », la Résurrection inclinent « en commun » leur cœur, leur intelligence, leurs pratiques, vers la libération de ce qui « réduit et amenuise » la splendeur de l’être humain et le fonctionnement juste et heureux de la société.
Ce passage de l’évangile de Luc met aussi en évidence un homme qui ne pouvait :
Il était paralysé et dans sa vie individuelle et dans sa vie sociale.
Jésus lui demande de se tenir debout devant tout le monde, comme le Ressuscité se tiendra debout au milieu de tous ceux et celles qui se réunissent en son nom.
Jésus lui demande de tendre la main, alors qu’il ne peut pas le faire à cause de sa paralysie.
Jésus lui demande l’impossible : tendre la main. L’homme paralysé ne le sait que trop…c’est le lieu même de sa souffrance et de ses relations tronquées…et pourtant il s’exécute et, en le faisant, il guérit.
Je crois que la foi replace à nouveau sur le lieu de l’impuissance à se sortir seul d’un handicap majeur.
Je crois que, sur la parole de Jésus, la foi ouvre l’impossible.
Je crois qu’il y a guérison, là où il y a confiance, alors l’obéissance n’est pas soumission mais libération.
Je crois que la sortie de la paralysie intérieure (le blocage), est nécessaire à l’épanouissement de la foi.
Je crois que le fait de guérir :
Dans sa relecture évangélique le chrétien reconnaît à travers les médiations humaines que le fait de guérir laisse percevoir le salut voilé de la Résurrection (le relèvement). Joie.
6 septembre 2010
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