Peiner sans résultat
Une fois de plus, l’Évangile explicite avec force le rapport entre la Parole et l’obéissance.Le Verbe Créateur de Dieu, le Christ Sauveur des hommes dit et l’homme incline son cœur à l’efficacité. Le Messie prononce et en même temps s’accomplissent la grandeur de l’homme et la volonté de Dieu.
Au moment où j’écris, une expression s’impose à moi : « AU DÉPOURVU ».
Pierre est pris au dépourvu au lieu même de sa pauvreté, de son doute et de ce qu’il pensait être l’échec de sa propre efficacité. Pour un homme de métier, c’était lamentable d’avoir travaillé toute une nuit pour rien.
Au dépourvu, au détour de lui-même, là où il n’attendait plus rien, surgit l’abondance. Ce qui était d’une certaine manière misère devient cadeau inouï, imprévu et soudain.
Le chrétien vivant de la foi pourrait mettre sur sa porte comme enseigne : Au dépourvu. Ce panneau signifierait l’inverse de la suffisance et de la richesse. Décrispé de soi-même par le Baptême, le fidèle est démuni (sans munition).
Il est prêt pour le passage de l’incroyance à la foi : « Tu seras pêcheur d’hommes ». Au lieu du dépit, un nouvel avenir.
1 janvier 1995
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