Luc 5, 39

À vin nouveau, outres neuves

Dorénavant, on fera comme on a toujours fait !

Changer sa manière de voir, de penser, d’agir, suppose une souplesse.  On entre en nouveauté  comme on entre en obéissance. Pour changer, il ne faut tenir qu’à l’essentiel et ne pas se cramponner à son savoir-faire.

Les débris du passé s’entassent et submergent l’homme d’hier qui ne rêve que de rafistoler pour ne pas se fatiguer.

La nouveauté jaillit de la rupture. Les incessantes négociations intérieures lient au rivage et empêchent le départ au large.

Vivre d’accommodement teinte la vie d’un confort triste. Nous résistons à la nouveauté comme à la conversion. Plus les réalités du monde économique enserrent, plus il faut chercher un espace intérieur nouveau articulé sur le jeûne, la prière et la pénitence.

L’ennui, don de Dieu, rompt la chaîne des obligations aliénantes et ouvre la porte à la nouveauté incandescente.

Il vaut mieux se brûler les ailes à la lumière que de pourrir dans la routine.