Le neuf et le vieux
Effectivement, c’est totalement idiot de mettre en pièces un habit tout neuf pour « rapetasser » une vieillerie. Beau gâchis qu’une telle entreprise ! Tout est perdu, le vieux qui se déchirera un peu plus, et le neuf dont on mésuse.
Le Christ évoque ici la virulence de la Nouvelle Alliance. Les chrétiens ne sont pas replâtrage de la loi du Sinaï. S’ils font mémoire de leurs racines, s’ils constituent eux aussi le peuple de Dieu, s’ils reçoivent le décalogue, ils ne se cousent pas au passé, ils en sortent constamment, renouvelés chaque jour par la source baptismale qui en eux ne s’épuise jamais ; ils ont soif d’avenir.
Ils boivent à la Coupe du Sang versé pour eux et pour la multitude en rémission des péchés. Citoyens et artisans du temps qui vient, ils laissent en arrière ce qui les agrippe et les entrave.
Enfantés pour aller de l’avant, ils ne se congratulent pas en gémissant : « C’est le vieux qui est bon ». Ils se laissent détacher par l’Ange du Seigneur qui leur ouvre le chemin.
Ce passage de l’Évangile :
1 janvier 2026
Article précédent
Luc 5, 34
Article suivant
Luc 5, 37