Matthieu 12, 46-50

24 juillet 2012

Luc, Marc et Matthieu racontent le même événement de la visite de la Mère et des Frères de Jésus. Les trois évangélistes en tirent le même enseignement majeur, mais leur description de la scène n’est pas tout à fait identique. Les « trois » ont vu la même chose, mais n’en soulignent pas les mêmes détails. Ainsi les baptisés lisent le monde. Ils ont intérêt à mettre en commun ce que l’Esprit  leur dit. La richesse vient de la différence de leur regard de foi.

21 novembre 2012

Faire la volonté de Dieu, c’est être simplement et totalement un être humain avec toutes ses prérogatives et pourtant ne pas se prendre pour Dieu. Oser faire ce que l’on sait faire pour le bien de tous, c’est-à-dire contribuer à la promotion de toute la création, y compris chacun et tous les humains. Ne jamais « tenir » quelqu’un par son point faible, mais l’aimer pour qu’il s’accomplisse. Participer à l’offrande et à la vérité, vivre avec le moins de mensonge possible.

21 juillet 2015

Nos frères et sœurs ont droit à une large place dans notre cœur. Les enfants sont ceux et celles que père et mère ont ensemble mis au monde, puis élevés, pour qu’ils puissent les quitter et engendrer l’avenir. Nos parents ont droit à l’amour affectueux que suscite la liberté. Les frères et les sœurs dans la foi chrétienne ont aussi beaucoup de droit. Ils sont avec nous des intimes du Ressuscité et cela devrait toujours nous conduire à des priorités à leur égard. Il est juste et bon de s’interroger sur ce point.

21 novembre 2015

La foi en Dieu, Père source d’amour attentif, suscite une parenté primordiale avec Jésus de Nazareth. L’Alliance nouvelle et éternelle avec Christ, Fils de Dieu, donne à tous les humains qui le veulent librement, une priorité d’accès à la « Parole qui parle ». D’une certaine manière, tout le monde est gratifié à la mesure de son désir. Egalité profonde. Pas de favoritisme. Marie reçoit beaucoup parce qu’elle accueille beaucoup. Les frères et les cousins n’ont pas de privilège, les disciples non plus. Tous reçoivent et sont comblés. Ils sont tous appelés à partager après avoir donné au Don le goût de leur terroir.

19 juillet 2016

Ce qui nous rend de la famille de Jésus, c’est de vivre en lui, avec lui et par lui, le mystère de la relation trinitaire. La volonté de Dieu qui n’est qu’une manière humaine de parler de l’amour gracieux qui donne à chacun et à tous, de vivre à fond et le plus pleinement possible,  le Don qu’il est pour lui-même et la société. Dans cette perspective, chaque jour est un ‘moment’ de création de soi, des autres, de la nature. Chaque jour sur terre est un ‘moment’ d’initiative pour rendre chacun singulier et faire de cette multitude, une unité harmonieuse et aimante. Ce qui à mon sens s’approche du mystère de Dieu et nous rend responsable, dans le temps, de la fraternité.

24 juillet 2018

« Plus que les liens familiaux ». L’affection que se portent dans la réciprocité parents et enfants, frères et sœurs, fonde la vie de famille, l’éducation, la formation des différentes personnalités, l’éveil de la conscience citoyenne. Il ne s’agit pas d’une amitié, mais d’un lien fondamental, respectueux, qui crée une relation spécifique et durable avant de se quitter. Oui, l’amitié est d’une autre nature. Elle est un choix, une fidélité, une intimité pour la parole échangée. La relation entre les disciples de Jésus est encore autre chose. Elle noue des liens où se mêle un parfum subtil de présent et d’éternel. La fraternité qu’elle engendre est d’ordre spirituel. Elle trouve sa base en Dieu et se situe dans une vocation commune initiée par la foi. Elle assume les liens familiaux et amicaux, mais s’en différencie. Elle puise en Christ, source de résurrection permanente. De ce fait, elle est primordiale.

21 juillet 2020

A mon sens, Jésus ne rejette ni sa mère, ni ses frères, mais il veut simplement signifier qu’il aime tous les humains d’un amour filial et fraternel. Sa famille n’est pas exclue de son affection. Il ne la laisse pas « dehors ». Il l’inclut dans son amour parfait, sans préférence : ni plus, ni moins. Bonne occasion pour nous de réfléchir et de vérifier l’amour que nous portons à celui et celle qui nous ont engendrés et à ceux et celles avec lesquels nous avons été « élevés ». On peut s’en éloigner, mais pas les abandonner, ni les priver de notre ‘reconnaissance’. Si peut-être il y a des ‘des manques’, nous nous efforcerons de les combler.

20 juillet 2021

Chaque fois que l’Évangile ou un chrétien parlent de la « volonté » de Dieu, je bute contre ce mot que je juge impropre. A mon sens, Dieu n’a ni volonté, ni dessein : il aime. Il ne peut rien dire, ni faire : il aime. Il se donne. Sur terre, on le nomme Jésus ou Emmanuel. Sur terre, il est Parole et Verbe pour que nous puissions l’aimer au-delà de tout, c’est-à-dire l’écouter et agir avec Lui dans un univers où il y a du oui et du non.

Section narrative (II)

24 juillet 2012