5 décembre 2012
Les disciples de Jésus se perdent dans la forêt des « comment », tandis que le peuple a faim et peut défaillir. Jésus leur dit : « Regardez autour de vous et faites le compte de ce que vous avez déjà parmi vous, à votre disposition ! ». « Presque rien », répondent les disciples ! « Donnez-le moi ! », dit Jésus, « je vous le rendrai et c’est vous qui distribuerez ». A mesure que les disciples distribuaient, l’abondance « abondait ». Il y eut de quoi manger pour tous !
4 décembre 2013
Même ceux qui ne sont pas atteints de handicaps physiques ont besoin de guérir pour marcher et encore marcher sur le sentier qu’ils ouvrent, à chaque pas, pour voir et agir selon ce qu’ils ont découvert au coin des rues, pour entendre les sollicitations des personnes et de la société afin d’y répondre avec intelligence et gratuité de l’amour. Prendre soin des autres commence à nous guérir.
2 décembre 2015
Sur la montagne, près du lac, Jésus monte et s’assoit. Quatre descriptions, quatre symboles. Quatre états de vie, quatre symboles. Des aveugles à l’aveuglette, des boiteux en boitillant, des muets sans parole, des estropiés clopin-clopant s’approchent de lui, malgré leurs difficultés personnelles. « On » – quelques disciples sans doute – les dépose à ses pieds. Jésus les guérit tous. « Ils » sont venus pleins de confiance, sans se laisser arrêter par leurs handicaps handicapant et « On » les a bien disposés aux pieds de Jésus. Mystère de la foi.
6 décembre 2017
« Jésus les guérit tous ». Les grandes foules s’approchent du Christ qui a gravi la montagne. Elles viennent en amenant toutes leurs misères pour les déposer au pied de Jésus. Jésus se laisse approcher, il attend et guérit ceux et celles qui, dans la vie, sont estropiés. Sa bonté les remet d’aplomb. Son incarnation est une chance pour l’humanité. En lui, Dieu visite son peuple et lui redonne souffle profond, parole claire, marche vigoureuse, acuité du regard. La foule, découvrant en Jésus la bienveillance de Dieu, est dans l’admiration. Elle en oublie de manger. Mais Christ est attentif. Il nourrit chacun, chacune, et les bambins, à partir d’un presque rien quotidien pour qu’ils puissent rentrer chez eux, pleins de courage. L’amour les a guéris.
5 décembre 2018
Nous sommes heureux et stupéfaits de découvrir que ceux et celles que nous déposons par la prière, la parole et l’action, près du Ressuscité, peuvent trouver spirituellement, s’ils le veulent, la marche, la parole, l’élan, la vue claire sur eux-mêmes et le monde. Les baptisés-confessants sont chargés de proposer à leurs contemporains la liberté de l’amour et l’aisance de la foi. C’est une tâche de tous les jours. Elle est douce et non contraignante.
4 décembre 2019
Dans son attention affectueuse, Jésus ne veut pas renvoyer à jeun ni la foule, ni chacun. Certes, sa Parole nourrit, mais les humains sont corps. Ils ont besoin de nourriture pour tenir debout et traverser le désert de chaque jour. J’entends cette phrase. Elle m’interroge sur le souci que je prends pour procurer de quoi vivre à ceux et celles qui m’entourent. C’est une affaire de réalisme, de conscience et de justice.
2 décembre 2020
La lecture de l’évangile de Mathieu comporte trois parties qui, en fait, n’en font qu’une. C’est un résumé du mystère de Jésus venu pour aimer et libérer tous les humains, sans distinction. La demande de la Cananéenne est exaucée… Sur la Montagne, Jésus enseigne avec autorité. Il guérit les boiteux, les aveugles, les muets… Et, dans sa compassion, il nourrit la foule après avoir demandé à ses disciples de se mobiliser pour trouver quelques victuailles. Le « petit peu » passe en ses mains et rassasie tous ceux et celles qui étaient venus pour l’écouter et guérir de leurs ‘infirmités’.
3 décembre 2014 (Mt 15, 32)
« Ils n’ont rien à manger » constate Jésus et il demande à ses disciples de faire tout ce qu’ils peuvent pour nourrir toute cette la foule. « Combien de pain avez-vous ? » Presque rien pour tant de monde ! Les bricoles de quelques-uns deviennent mystérieusement la nourriture de la foule. Ainsi en est-il de la présence des communautés chrétiennes dans le monde. Elles ne sont pas réunies pour recruter des chrétiens, mais pour partager et donner à la multitude ce qui la fait vivre. C’est la simplicité de la foi des baptisés qui empêche le grand nombre de défaillir en chemin.
Article suivant
Matthieu 15, 21-28