Matthieu 8, 28-34

4 juillet 2012

La lucidité sans amour, ni pardon, ni honnêteté, ni pratique de la bonté, est la pire des aliénations. Elle est diabolique. Elle crache la méchanceté car, sans la tendresse, la relation n’est vraie. Jésus a joint en lui lucidité, pardon et libération. Les gens eurent peur de sa « grandeur « et lui demandèrent de s’éloigner.

2 juillet 2014

Il ne suffit pas d’être lucides, intelligents et de voir l’évidence. Il faut avoir repoussé la méchanceté de son cœur et, de plus, ne pas posséder les autres pour en faire des esclaves. S’il arrive que le mal triomphe en nous et que nous établissions notre demeure dans les cimetières de la vie humaine, le Christ nous aime encore et nous libère en tenant compte de nos supplications. Il agit ainsi avec les démons. Il n’y a aucune raison pour qu’il n’agisse pas de même avec nous.

1 juillet 2015

Sur l’autre rive des choses étonnantes continuent de se passer. Etranges ces possédés qui fréquentent les cimetières et mettent des obstacles à la libre circulation. Ce sont des extra-lucides sans amour. Ils sont même agressifs. Il y a un affrontement entre eux et Jésus, une sorte de négociation, voire de compromis. C’est sans doute l’effroi du combat spirituel

5 juillet 2017

A peine arrivé, c’est une autre tempête qui surgit d’entre les tombes. Deux ‘possédés’ qui ont pris quartier parmi les morts agressent verbalement Jésus. Ils étaient bien tranquilles au milieu de ceux qui sont raides, qui ne parlent pas, ne bougent pas, se cantonnent dans le passé. On pourrait dire que ces deux suppôts de Satan pourrissaient gentiment tranquillets et voilà que Jésus les bouscule par sa seule présence. Autant aller dans un troupeau de porcs, avec eux se jeter dans la mer et se noyer. Jésus leur dit : « Allez ! » C’est ainsi que finissent ceux et celles qui aiment la compagnie faussement paisible des cadavres rigidifiés dans la mort.

4 juillet 2018

« Les gens du village sortirent et supplièrent Jésus de partir de leur territoire ». Les villageois s’étaient habitués à la possession démoniaque des deux hommes qui vivaient au milieu des tombeaux. Ils n’empruntaient plus le chemin qui longeait le cimetière pour ne plus rencontrer les « agressifs » suppôts du démon. Ils s’étaient arrangés avec la présence du diable parmi eux. Et voilà que Jésus libère ces deux pauvres malheureux. Passe encore pour la perte du troupeau de porcs. Mais vivre avec des humains libérés et libres, c’est trop. Ils supplièrent Jésus de partir.

1er juillet 2020

Une histoire de démons qui tourmentent les habitants, fréquentent les morts, crient la vérité, supplient Jésus, choisissent leur destin : un troupeau de porcs. Ils se précipitent dans la mer avec les animaux qui ne sont pas très prisés. Ils se noient : bon débarras. Que peut nous dire cette histoire rocambolesque ? Peut-être que l’on peut faire le mal tout en étant lucide sur Dieu… Je note encore l’affolement des bergers  qui courent vers la ville « raconter » ce qu’ils ont vu… Je retiens aussi que les citadins bien informés sortirent à la rencontre de Jésus ; lorsque ils le virent, ils le supplièrent de quitter leur territoire. La puissance de Jésus les terrorisait. Ils s’étaient habitués à vivre avec les démons.

3 juin 2021

Les démoniaques faisaient peur aux Gadaréniens qui n’osaient plus prendre le chemin voisin des tombes. Jésus est un autre chemin où l’agressivité de l’extra-lucidité sans amour n’existe pas. Mais, pour ce faire, il faut désencombrer la route et noyer les suppôts du diable dans la mer avec les animaux impurs qu’ils ont obtenu de ‘posséder’. Tout cela est bien troublant. Voir Jésus inquiète encore davantage les habitants. Ils le supplient de quitter leur territoire. Même si le nombre de cinq mille porcs est exagéré, c’est toute leur fortune qu’ils ont perdue. Ils se demandent si la libération des démoniques valait bien ce prix là.

Quelques miracles

4 juillet 2012