Matthieu 26, 14 – 27, 66

13 avril 2014

Chaque année, dans la liturgie du Dimanche des Rameaux, le peuple de Dieu rassemblé écoute la lecture de la Passion selon l’un des Evangélistes. Même si c’est un peu long, les « pratiquants » aiment entendre ce récit qui raconte la passion amoureuse du Christ pour tous les humains. Jésus accepte le réel de son temps. Il l’assume, il l’offre, il en est la victime, mais son amour va jusqu’au bout du pardon. Dans le drame oppressant de l’injustice, il ouvre toute grande la porte du champ clos. Il révèle que c’est le chemin de la Résurrection qui « dégage » l’avenir du côté de l’Eternité. Pour le baptisé, désencombrer la voie de l’avenir est une passion qui le met en route et soutient son effort jusqu’au bout.

9 avril 2017

« Suis-je un bandit » dit Jésus à la troupe armée qui est venue se ‘saisir’ de lui… l’arrêter… Il va trop loin. C’est fini… Arrangeons un procès… Livrons-le ! « Alors tousles disciples l’abandonnèrent et s’enfuirent ». Etaient-ils vraiment ses disciples ? Ils avaient peur ! Ils ne savaient pas comment cette mauvaise affaire allait tourner. Ils oublient les noces de Cana, la multiplication des pains, les paralysés qui se lèvent et portent leur brancard, les aveugles qui retrouvent la vue, les muets qui se mettent à parler clairement, le dernier repas, le lavement des pieds, la coupe de l’Alliance… La peur les obnubilent. Ils veulent oublier. Ils ne font plus mémoire. Ils vont à l’abri derrière les lois religieuses. C’est plus sûr et moins risqué. L’aventure de la foi n’est pourtant pas finie. Après d’autres secousses, elle va prendre un nouveau souffle et se développer autrement.