14 mars 2012
Christ vient accomplir : faire complètement, mener jusqu’au bout, achever, réaliser, obéir. Sur la Croix, Jésus dit : « Tout est accompli ». Accomplir dans la foi, c’est aussi s’accomplir, s’accomplir au-delà d’un projet et encore plus que prévu.
13 juin 2012
Pour Jésus, la loi n’est ni un code, ni un décret gravé sur la pierre. La loi pour Jésus est une relation spirituelle, amoureuse et consciencieuse avec lui. Elle se renouvelle et s’approfondit chaque jour en fonction de l’amour qui trouve son origine dans la contemplation de la relation trinitaire : celle qui fait l’unité des personnes dans la différence.
6 mars 2013
Il ne s’agit pas d’effacer le passé, La loi n’était qu’une étape après le point de départ d’Ur en Chaldée. La Patience de Dieu, signe de son amour réaliste pour les humains plongés dans le temps, ne demande pas tout à la fois, il envoie Jésus : la Nouvelle Alliance. Christ nous guide, il est notre Chemin vers l’accomplissement. Dieu patient supporte nos lenteurs nous marchons vers Lui. Il nous attend sans se lasser. Ainsi les baptisés entre eux et avec tous leurs contemporains entrent dans le cheminement de l’amour réciproque.
12 juin 2013
Il ne s’agit pas de décrier systématiquement le Passé, il suffit de le resituer dans son contexte historique et de le juger avec l’intelligence du temps où il s’est déroulé. Il ne s’agit pas non plus de le sacraliser. Il comporta certainement des « choses excellentes » mais, aujourd’hui, inopportunes. La loi de Moïse fut un ciment de l’Alliance. Au temps de Jésus, elle devient obsolète. C’est Jésus la Nouvelle Alliance qui assume toute l’histoire passée et ouvre toute celle du future. En Lui est révélée l’histoire de toujours à toujours. Il nous offre de bâtir nos vies et nos institutions sur le Mystère de l’Incarnation-Mort-Résurrection. Joie de Pâques, Temps de l’Esprit.
26 mars 2014
« Accomplir », c’est-à-dire « faire réussir, conduire jusqu’à une plénitude ». ou encore « parachever » sont des verbes de l’action du Verbe. Jésus entre dans le temps pour lui faire prendre sa grandissime stature en vivant l’offrande du monde. Au jour le jour, il est non seulement au service de chaque personne, mais il est solidaire de l’humanité entière. Par sa Résurrection au terme de sa marche jusqu’au sommet de Jérusalem, le Christ révèle que la mort est un « Passage » vers une ampleur que seule l’éternelle bonté de Dieu offre à tous les humains qui le désirent. Incarnation-Résurrection : dynamique plénitude de la foi.
11 juin 2014
Le mot « accomplir » a ici un sens de plénitude, d’achèvement, de grandeur, de somptuosité, de totalité. Ici ce mot n’a rien à voir avec l’habitude lassante qui réduit toutes choses et les empoussièrent. Le Christ accomplit la loi en la poussant jusqu’à son paroxysme d’amour et déjà la nimbe de la gloire de la Résurrection. La Loi n’est pas pour les baptisés une somme de prescriptions qu’il faut suivre à la force du poignet mais l’Esprit du Ressuscité qui, au jour le jour, invente et transforme leur existence. La Loi est une conversion journalière.
11 mars 2015
La foi en l’Incarnation nous invite à considérer Jésus et à l’aimer, non pas comme une mutation radicale, mais comme un accomplissement. En Christ, Dieu a partagé notre condition humaine pour la développer dans ce qu’elle a de plus grand, de plus juste, de plus vrai, de meilleur. Dans la culture de son temps, Christ est devenu notre frère pour nous guider jusqu’à son Père et nous permettre de connaître le « Chemin » qui y conduit. Il nous mène à l’essentiel de la bonté.
10 juin 2015
Les lois somptueuses et tatillonnes ont préparé la loi du Christ. En lui, en sa personne, elles trouvent leur plénitude. Elles s’accomplissent mystérieusement dans la relation Trinitaire, l’Incarnation, l’Amour inconditionnel du pardon, dans l’offrande de soi sans limite, dans l’action de Grâce d’être aimé et de pouvoir aimer en mettant en œuvres la Bonté.
2 mars 2016
Ce qui guide nos vies, leur donne sens, les extirpe de la médiocrité, ce ne sont plus des textes ou des prescriptions qui ont eu toute leur grandeur pédagogique, mais c’est le Christ lui même, le Fils de Dieu en personne qui a pris racine dans le petit village de Nazareth. Notre Loi est une relation avec le Ressuscité que nous aimons. C’est notre profonde relation ave Lui qui oriente notre marche. Son Esprit nous donne la lumière suffisante pour que nous trouvions chaque jour la « volonté bonne » pour choisir librement ce qui nous semble le meilleur pour notre épanouissement, celui des humains, celui de la création entière. Cette recherche nous accomplit.
8 juin 2016
Jésus a tellement accompli la loi qu’il l’a totalement transformée. Il a relativisé les préceptes pour qu’ils soient simplement l’occasion d’un élan vers l’amour de Dieu et du prochain. Le Christ Ressuscité est lui-même notre loi et l’Esprit qu’il nous donne invente selon nos cultures les démarches personnelles et ecclésiales qui conviennent le mieux pour accomplir l’aujourd’hui de Dieu pour notre terre. Le Ressuscité nous entraîne jusqu’au cœur de la relation Trinitaire. Par la foi se mettent au monde les comportements qui témoignent la louange et l’action inspirées de la Bonne Nouvelle.
22 mars 2017
La loi avait commencé une démarche de libération et de conversion. Le peuple s’acheminait vers l’Unique qu’il découvrait comme le Tout Autre, lent à la colère et plein de tendresse. Dans la marche chaotique de ce peuple, Dieu envoyait des prophètes qui fracassaient les habitudes et, à leur manière, prêchaient un comportement inspiré de la miséricorde du Seigneur clément pour son peuple. Ce n’était qu’un début préparatoire. Arriva le Temps de la nouvelle Alliance. Le Verbe s’est fait chair et il a habité parmi nous. Il n’a pas effacé l’histoire passée, il a ouvert et conduit jusqu’à l’infini ce qui était commencé, il a accompli et révélé le miracle de l’Incarnation. Jésus est le Chemin. En lui, la Vérité fraternelle devient lumineuse. Elle s’invente à tout instant.
14 juin 2017
Les chrétiens ne sont pas la lumière aveuglante d’un projecteur qui, pour finir, fait autant d’ombre portée que de clarté. Ils sont encore moins un « cinéma » ou une lanterne magique. Ils sont simplement « exposés ». Ni ils ne se cachent, ni ils ne se montrent. Ils sont là au milieu de tous. Ils ne s’enfouissent pas, ils ne se mettent pas en avant. Ils ont retroussé leurs manches et, avec tous ceux et celles qui le désirent, ils cherchent à donner un sens, une visée, à la marche du monde. Ils donnent leur point de vue, ils ne l’imposent pas. Chercheur de la vérité, ils chantent avec tous pour augmenter la cadence et le courage. Si l’un des ouvriers du chantier mondial leur demande leur secret intime, ils sont heureux de parler du Ressuscité qui les ouvre à l’infini et les soutient de son amour sans faille. Ils disent leur joie.
13 juin 2018
« Observer et enseigner ». Celui ou celle qui a la charge d’enseigner dans une discipline ou une autre les perspectives du comportement humain ne peut se dispenser d’enseigner que ce qu’il vit lui-même ou s’efforce de vivre au jour le jour. Enseigner est une terrible et exigeante mission. Le maître qui parle doit s’asseoir avec ses élèves pour écouter ce qu’il dit et s’efforcer d’en vivre. S’il se dispense de cet exercice intérieur, il risque, soit d’être incompréhensible, soit – ce qui est pire – devenir un menteur public. Faire l’unité entre ce que l’on enseigne (si peu que ce soit à n’importe qui) et ce que l’on vit soi-même est une obligation première ou au moins un effort intime de rectitude morale.
12 juin 2019
Patriarches et prophètes de l’Ancien Testament avaient annoncé, chacun à leur manière, la venue d’un Messie au sein du peuple de Dieu. Jésus est venu accomplir cette promesse. Mais le Christ accomplit la loi parce qu’il est lui-même la Loi Nouvelle. Il est, par sa vie, par ses paroles, par son service du peuple, par son offrande, le Temple Nouveau où à jamais se découvre le Livre de Vie. C’est en Jésus que peut se lire dans toutes les cultures la loi Nouvelle du pardon, de la justice et de la paix. Ce n’est pas une abolition, c’est un Renaissance.
18 mars 2020
Dépasser la Loi, non pas en la niant, mais en allant au-delà. Un lieu de naissance marque une existence mais ne lui suffit pas. C’est un point de départ qu’il faut respecter mais aussi accomplir. La loi et les prophètes ont été nécessaires. Jésus est maintenant, dans sa personne et sa mission, loi et prophète. Il ouvre l’avenir. En lui, Dieu et l’homme se conjuguent parfaitement. Sa personne incarne le souffle Trinitaire. L’homme est grandi jusqu’à l’infini, la mort n’est plus une fin, mais un élan vers l’amour-relation. Ce qui est commencé sur terre dans la foi se réalise en plein Ciel.
10 juin 2020
Le Christ n’es pas venu détruire mais accomplir. C’est-à-dire assumer le passé et lui donner une plénitude. Tout ce qui se trouve dans les Écritures n’est pas périmé mais, en Lui, la promesse trouve pleine réalisation. La foi d’Abraham, de Moïse, des prophètes s’incarne sous nos yeux de fidèle. En moi par la foi grandit un nouvel élan vers Dieu. Chaque chrétien résume à sa manière le passé du Peuple de Dieu, il l’accueille et l’actualise. ‘Je’ suis donc un point d’arrivée et un point de départ. Il ne s’agit pas de remplacer l’Ancienne Alliance mais, en Jésus que je confesse, elle prend corps d’une façon ‘Nouvelle et Éternelle’. Marcher avec Jésus le Christ est déjà une Alliance actuelle avec la grandeur du Royaume des Cieux.
10 mars 2021
« Non pas abolir mais accomplir ». L’histoire, qu’elle soit profane ou religieuse, ne s’efface pas, elle demeure enfouie en nous (intelligence, volonté, liberté, foi) pour que nous lui donnions corps aujourd’hui, que nous ouvrions l’avenir avec nos moyens et que nous semions autour de nous les grains qui germeront demain et se moissonneront après demain. Jésus a non seulement marqué le temps, mais sa Résurrection l’a ouvert à l’infini. Son offrande ouvre le chemin qui mène à l’Éternité de Dieu : Source qui nous rend Source.
9 juin 2021
Jésus dit : « Je ne suis pas venu pour démolir mais pour accomplir ». Les rois, les juges, les prophètes, les Sages, ont tous été plus qu’utiles en leur époque. Aujourd’hui, l’Incarnation est non seulement un accomplissement, mais une dynamique qui traverse la Résurrection (passage) du Christ et la nôtre pour aboutir à un ‘jour’ sans fin dans la mouvance de l’élan trinitaire. Je crois ainsi que l’amour du Ressuscité met « au point » l’accomplissement audacieux de son Église terrestre. C’est constamment qu’elle change ou se convertit pour tracer le chemin nouveau à partir des Écritures.
7 mars 2018 (Mt 5, 17-22)
« La colère contre son frère ». La colère n’est pas l’agacement : broutille passagère de la vie collective. La colère est un emportement, une tribulation méchante du cœur. C’est un obscurcissement du regard. C’est le vent de l’émotion non contrôlée : tempête en bourrasque qui emporte tout sur son passage. La colère ressemble au meurtre mais n’y conduit pas forcément. La colère ne demeure qu’une ‘ombre’ chez les disciples doux et humbles de cœur. Maitrisée à ses premiers signes, elle perd son intensité dévastatrice et ainsi ; les forces intérieures peuvent se diriger du coté de la paix et de l’accueil.
16 février 2014 (Mt 5, 17-37)
Jésus forme ses disciples. Il ne les envoie, ni auprès des prêtres du Temple, ni chez les pharisiens, qui étaient pourtant les premiers, des savants et les seconds, de vrais spirituels. Il les forme lui-même selon le message de Celui qui l’a envoyé. L’audace de Jésus fait rupture : « Moi, je vous dis… ». Il dépasse le comportement moral pour aller jusqu’à la conversion du cœur. Il ne s’agit plus de faire comme on a toujours fait, ce qui n’était pourtant pas si mal, mais d’ouvrir à l’infini la conversion qui s’inspire de l’amour de Dieu et de ceux ou celles que l’on croise dans ses occupations journalières.
12 février 2017 (Mt 5, 17-37)
Tout en étant faibles, imparfaits, chaque baptisé confessant et les différentes communautés chrétiennes sont appelés à être le plus vrai possible et à ne pas tergiverser en employant un langage fallacieux et truqué. Ils disent ce qui leur parait juste et ajusté et ils s’engagent dans l’action selon leur parole. Leur oui est un oui, leur non est un non. Ni, ils ne biaisent, ni ils ne trichent. Ils vont paisiblement. Ils savent expliquer le fondement profond de leur comportement. Ils sont disciples de la Vérité qui fait l’Unité et non des suppôts du ‘ Diable-Diviseur’ qui est la source du mensonge.
16 février 2020 (Mt 5, 17-37)
Que votre oui soit oui que votre non soit non. Prendre temps de bien réfléchir, de demander avis, voire d’en parler à plusieurs, de laisser passer l’émotion pour accéder à la paix intérieure, puis prendre le risque de choisir et d’entrer dans la fidélité de la durée. La liberté et l’honnêteté humaines demandent des précautions mais ce sont deux des grandeurs spécifiques de chaque être humain. Dans l’existence, tout n’a pas la même importance. Chaque jour, notre choix s’exerce sur des bricoles passagères, mais une des caractéristiques de l’adulte, c’est qu’il peut, s’il le désire vraiment, s’engager pour le reste de sa vie.
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