Matthieu 17, 22-27

13 août 2012

Pierre était pécheur de métier. Il gagnait sa vie en exerçant cette profession et payait les impôts qui font vivre la société. Jésus le renvoie au lac pour prendre du poisson et en tirer de quoi financer la « solidarité » humaine. De plus, dans ces versets, un enseignement sur le partage : Pierre payera l’impôt de Jésus.

12 août 2013

Les évolutions sont lentes. Il ne faut pas choquer mais faire changer les mentalités. Ce travail de douceur est un combat permanent, actif et persévérant. Ne jamais perdre la visée spirituelle que c’est Jésus le Temple Nouveau. L’aumône ne se réduit pas à payer un impôt ou une taxe pour faire « marcher » une administration et entretenir les gardiens de l’édifice, mais à entrer dans un partage qui est en vérité une communion. Christ est invitation au partage consciencieux que chacun détermine au barème de son amour.

11 août 2014

En Jésus, les baptisés reconnaissent à la fois le Fils de Dieu qui accomplit parmi les humains la bonté du Père et le citoyen banal qui paye ses impôts et autres taxes locales à Capharnaüm. Croire en Jésus, être baptisé, c’est assumer déjà et ajuster chaque jour dans notre parcours de citoyen du temps cette apparente contradiction entre l’Espérance de l’Eternité où s’accomplit chaque personne humaine et la terre mercantile où il faut trouver la monnaie nécessaire pour payer ses impôts.

8 août 2016

Jésus paye l’impôt. Il ne se soustrait pas à la redevance citoyenne. Il ne triche pas avec le bien commun. Il demande à Pierre de se souvenir de son métier de pécheur et de récupérer à partir du poisson l’argent nécessaire pour acquitter auprès du percepteur leur petite part de pauvre. Ce n’est qu’un fait banal. Je suis heureux qu’il soit noté par Matthieu dans son Evangile pour souligner la laïcité de Jésus, Messie, Fils de Dieu, qui ne se dispense pas des lois de la cité.

14 août 2017

Jésus ne se soustrait pas à la loi civile. Il paye son impôt. Il ne se croit pas dispensé de ce devoir civique et solidaire avec un peuple. Il demande à Pierre d’exercer une fois encore son métier de pêcheur. Du poisson il tirera le profit suffisant pour payer et son impôt et celui de Jésus. Nul état religieux et, sans doute, nul privilège ne dispensent de la citoyenneté et la laïcité de base. Chacun apporte à la société une partie du fruit de son travail.

13 août 2018

« Donc les fils sont libres ». Ils payent sans tricher à l’Etat leurs justes impôts et à leur communauté religieuse l’aumône qu’ils estiment en conscience la plus adaptée à leur amour et à ce qu’ils possèdent du fruit de leur travail ou de l’héritage de leur parenté. L’argent ne tracasse, ni les uns, ni les autres. S’ils en ont, ils en donnent comme de bons gérants. S’ils ne possèdent rien ou pas grand-chose, sans honte, ils en reçoivent des autres qui vivent la solidarité. Ainsi s’organise la vie citoyenne de la cité ou des communautés religieuses. C’est simple et libérant.

12 août 2019

La Foi, même si elle n’est grosse que comme un grain de sénevé, transporte les montagnes. En nous, des « montagnes » de doute, de lassitude, d’impatience, de susceptibilité… Elles sont à raboter et à transporter à la déchetterie si, pas trop grosses, elles peuvent y pénétrer. Heureusement, le grain de sénevé, même petit, porte en lui un germe qui peut se développer et transformer en « taupinières » faciles à enjamber, ces massifs montagneux qui nous effrayent.

La Transfiguration

13 août 2012