Matthieu 22, 34-40

23 août 2013

« Les amis de nos amis sont nos amis ». Tout être humain est un « chéri » de Dieu. Tout être humain est un « unique » pour Dieu. Tout être humain est présenté à son Père par Jésus-Christ. Prétendre aimer Dieu et exclure de son amour tel ou tel est incongru. C’est une sorte de non-sens proche du mensonge. De plus, le Seigneur nous a créés solidaires en humanité. Chacun de nous est à la fois « un et tous ». Comment pourrions-nous prétendre aimer Dieu sans devenir vraiment solidaires de tous ceux qui ne font qu’un avec lui ?

22 août 2014

Le prochain est quelqu’un de proche ou duquel on s’est approché. C’est un frère en humanité que l’on reçoit comme frère ou sœur parce que l’on en a une dignité semblable à la sienne, même si on est de culture différente. La proximité trouve son origine dans la grandeur humaine partagée, que l’on en reconnaisse la source en Dieu ou non. C’est en cela que les baptisés sont d’authentiques adeptes de la laïcité sereine. Leur foi en l’Incarnation du Christ qui n’a exclu personne, ne peut que renforcer leur laïcité.

26 octobre 2014

En fait, ces deux commandements ne sont qu’une unique invitation de Dieu : « Rejoignez mon amour, je vous attends sans me lasser d’attendre, laissez-vous aimer et aimez-vous entre vous puisque j’aime infiniment chacun d’entre vous ». En partageant notre condition humaine, Christ nous a révélé justice, paix, miséricorde, compassion, pardon, fidélité et alliance qui ne sont que quelques aspects parmi d’autres de l’amour absolu dont il a témoigné de la part de notre Père en marchant au milieu de nous, sur notre terre.

21 août 2015

Il n’y qu’un commandement qui ne commande rien, mais qui est simple logique pour un baptisé qui vit selon l’Esprit du Christ. Aimer Dieu, c’est-à-dire le reconnaître, le louer, lui rendre gloire, lui offrir l’ensemble de la création et aimer comme lui tous ceux et celles qu’il aime et dont il prend soin.

18 août 2016

Dans la loi de Dieu, il n’y a que deux commandements ex-æquo : aimer Dieu et aimer tous les humains, comme lui les aime dans sa délicatesse prévenante et accueillante. Les « confessants » sont des êtres d’initiative, de bonté, de partage, de persévérance, de fidélité. Dieu les comble de son Esprit et leur donne Jésus. Il fait en eux sa demeure, il marche avec eux. Ils se parlent. Ensemble, ils sont source. Ils se font confiance et vivent de fidélité réciproque.

25 août 2017

Un docteur de la loi, appuyé par les pharisiens, vint interroger Jésus. Il voulait le mettre dans l’embarras et l’obliger à se prononcer sur les primautés de son orientation spirituelle : « Quel est le plus grand commandement ? » Sans détour, Jésus répond qu’il n’y a bien qu’un seul grand commandement qui a deux faces : l’amour de Dieu par-dessus tout et l’amour du prochain comme soi-même. Oui, comme soi-même on est aimé de Dieu, c’est-à-dire sans limite. C’est bien là le sublime du mystère de l’Incarnation… Dieu a tant aimé le monde qu’il lui a donné son Fils !

29 octobre 2017

Les pharisiens veulent faire parler la Parole, non pas pour l’écouter et s’en nourrir, mais pour mettre Jésus en difficulté. L’un d’entre eux, « un docteur, un enseignant qui sait-déjà », est chargé d’interroger Jésus qui répond comme un bon élève. Jésus dit ce qui est dans le « Livre », mais il ajoute ;  « de ces deux commandements dépend toute la loi ainsi que les prophètes ». La loi sans les prophètes est un carcan qui enferme, le rôle des prophètes c’est de dire la loi pour aujourd’hui et les jours qui viennent. La loi est essentielle : « Tu aimeras ». Mais la façon d’aimer Dieu et les autres change avec l’histoire, les cultures, les progrès.

23 août 2019

Pour mettre Jésus à l’épreuve, « un docteur de la loi » lui pose une question : « Quel est le plus grand des commandements ? ». Jésus répond : « Il n’y en a qu’un seul en deux parties : « Aimer Dieu et aimer le prochain ». Aimer l’autre comme il est aimé de Dieu, l’aimer comme moi-même je suis aimé de Dieu. Cet amour n’a pas de limite, il est infini. C’est le fondement de l’Incarnation et aussi, par voie de conséquence, de la laïcité.

22 août 2020

En Jésus, la loi et les prophètes ne sont pas seulement un enseignement incomparable, ils sont vie. En lui, le Dieu-Trinitaire s’est incarné. En lui, Dieu visite son peuple. En lui, Dieu prend un visage humain. En Jésus, Dieu s’inscrit dans l’histoire d’une époque. En lui, l’Éternité se conjugue au Temps. En lui, se dit l’indicible. En Jésus, la mort accomplit l’offrande totale qui transcende le mal pour une Résurrection de gloire et de service des hommes de toutes les époques, de toutes les cultures. En lui, le mystère infini dit la Parole d’Aujourd’hui.

25 octobre 2020

La seule preuve que nous puissions avoir du véritable amour que nous portons à Dieu : c’est de vérifier si, concrètement, nous aimons nos frères et nos sœurs les humains et la création entière. Aimer quelqu’un de proche c’est, de fait, lui faciliter la sculpture de sa propre personne. Plus nous l’aimerons pour de vrai, plus il ou elle sera l’artisan de lui-même ou d’elle-même. Sans doute, il ou elle différera de nous. Mais si par malheur nous voulons le ‘fabriquer’ selon notre caprice, nous nous éloignons de Dieu. C’est en cela que le second commandement est semblable au premier : « Aimer Dieu de tout son cœur ».

20 août 2021

« Aimer son prochain comme soi-même on est aimé de Dieu ». Il n’y a pas plusieurs amours, mais un seul qui prend sa plénitude sous différents aspects. Dieu est amour sans mesure et il propose à chacun autant d’amour qu’il peut en recevoir selon sa liberté, ses capacités, selon aussi selon les modalités de sa culture. Dieu nous aime et nous ‘personnalise’. Je suis de ceux qui croient qu’il ne nous impose rien. Il est la Source qui nous rend source, à notre manière.

L’impôt dû à César

23 août 2013