12 octobre 2014 (Mt 22, 1-10)
Ceux qui étaient inscrits sur les registres officiels ne sont pas venus se réjouir avec le roi de l’Alliance de son Fils. Ils avaient, pensaient-ils, mieux à faire. Le roi insista, réitéra sa demande. Les familiers ne se dérangèrent pas plus. Tout se passe comme s’ils préféraient leur travail professionnel à la délicate invitation du Roi. Dans le fond, ils aimaient mieux « leurs propres affaires qu’ils dirigeaient eux-mêmes » que la bonté du Roi qui les conviait à sa table. Alors le roi invita tout le monde, les mauvais comme les bons, pourvu que ceux qui voulaient entrer se changent, c’est-à-dire se convertissent. C’est-à-dire encore, montrent leur liberté et ne viennent pas au banquet parce qu’ils ont été « recrutés » par des serviteurs trop empressés de remplir la salle.
23 août 2012
L’habit de noce n’est ni un vêtement, ni une parure, mais une manière d’être simple, sans artifice ni mensonge. Le vêtement de noce, c’est la réalité humaine dans sa pauvreté et sa grandeur. On va au banquet de noce comme « on est ». Rien de pire que des endimanchés qui font semblant !
22 août 2013
Celui ou celle qui a découvert ce qui semblait pour lui ou pour elle la primauté de l’invitation du Seigneur, est souvent tenté de trouver des manœuvres dilatoires pour ne pas répondre et reporter à plus tard le rendez-vous qui bouleverserait sa vie. Oser se demander quels sont les « appels » primordiaux entendus et bien discernés et quels sont les moyens que nous prenons pour y répondre dans la meilleure urgence est une des clefs de la vie spirituelle. Ne pas faire de nos capacités à réfléchir des usines à prétextes !
21 août 2014
Le Royaume des Cieux est semblable (c’est-à-dire que ce n’est qu’une image) à un roi qui célébrait les noces de son Fils (la foi nous dit que c’était l’Alliance de Jésus avec le monde tout entier que l’on appelle l’univers). Tous sont invités à cette célébration somptueuse et joyeuse. Ceux et celles qui traînent les pieds ou sont franchement agressifs sont invités. A eux de ne pas répondre ou d’être libre ou encore de se rendre disponibles ou de malmener les messagers ! Il leur est tout à fait loisible de prendre position et même d’être désagréables. Mais la fonction des messagers ne change pas. Ils sont toujours faits pour inviter : les bons comme les mauvais.
20 août 2015
Chaque humain, et a fortiori chaque baptisé, est invité au banquet de l’Alliance, à la grande fête où toute l’humanité est conviée pour son épanouissement et sa joie. Certains n’ont pas compris ou n’ont pas désiré comprendre la grandeur de cette invitation. Ce ne serait pas très grave, s’ils n’avaient inventé des raisons secondaires quoique véritables pour se défiler et se priver eux-mêmes de cette fête amoureuse. De fait, il est bon de faire la lumière sur les rendez-vous du bonheur que nous n’avons pas honorés.
18 août 2016
Tous les humains sont invités à la fête de l’Alliance. Mais comment le sauront-ils ? Qui leur portera cette Bonne Nouvelle ? Venez, nous vous attendons, vous nous manquez. Votre place est prête. En vous réjouissant avec nous vous nous direz en parlant de vous ce que nous ne connaissons pas encore. Les baptisés sont des « porteurs » d’invitation car eux-mêmes ont été invités et depuis, tous les jours, ils se réjouissent d’être parmi les convives de la foi. Ils laissent percevoir leur bonheur et désirent que beaucoup connaissent une joie analogue à la leur. Ils appellent et ils invitent.
15 octobre 2017
Le roi a beau inviter au repas qui célèbre les noces de son Fils, il a beau envoyer ses serviteurs pour rappeler aux conviés que tout est prêt et qu’ils sont attendus. Personne ne se met en route pour la grande fête des épousailles. Alors il faut inviter tout le monde. « Que tous ceux et toutes celles qui le désirent, s’approchent et prennent part au ‘grand rendez-vous’ ». Beaucoup viennent, comme ils sont, en habit de grisaille mais qu’importe leur joie les parent de Lumière ; leur tenue est tout à fait adaptée. Un seul était resté en habit minable, il n’était sans doute pas heureux d’être là. Il ne s’était pas intérieurement changé. Il n’avait pas accepté de se convertir à la splendeur en se rendant à la table du roi. Ce n’était pas une affaire de fringue mais de cœur.
23 août 2018
« Venez à la noce ». Les pauvres hères qui se trouvaient à la croisée des chemins furent sans doute bien étonnés de se trouver invités et propulsés jusque dans le palais royal où était préparé le grand banquet qui célébrait les noces du Fils du Roi. Ils n’ont ni eu le temps de se préparer, ni le temps de louer un habit de fête. Alors pourquoi le roi en rejette un qui n’est pas en tenue festive ? A mon avis, ce n’est pas une question de fripe, mais de préparation intérieure faite de consentement et de joie d’être choisi. Personne n’est convive s’il ne le désire pas et ne s’y prépare pas intérieurement, à sa manière. Il vaut encore mieux inventer une mauvaise excuse, plutôt que de se trouver là où l’on ne voudrait pas être.
22 août 2019
Le vêtement de noce n’est pas une tenue uniforme, identique, pour tout le monde, mais chaque invité doit se revêtir de fête pour entrer au festin des noces éternelles. Chacun s’habille selon ses moyens et sa culture. Heureux, il vient participer à ce moment royal. Celui ou celle qui ne s’est pas préparé et n’a pas revêtu ce qu’il avait de plus beau détonne parmi tous, il s’exclut de lui même. Dans le Royaume rien d’automatique, tout est affaire de liberté et de beauté.
20 août 2020
C’est la fête au palais, le Roi marie son fils. Il désire associer à sa joie un grand nombre de vieux amis. Mais ceux-ci pensent qu’ils ont mieux à faire que d’aller se baguenauder dans les couloirs du palais. Le roi se désole, il souhaitait par ce qu’il avait préparé concourir au plaisir de ses intimes : et voilà que ces derniers, pour de vraies ou fausses raisons, déclinent l’invitation : leurs affaires avant tout. Alors le Roi s’irrite et devient meurtrier. Puisque il en est ainsi, il demande à ses serviteurs de remplir les salles du palais. Qu’ils ne trient pas ; les bons comme les mauvais seront les bienvenus ! Ces pauvres hères se lavent et endossent leurs plus beaux habits même rapiécés… Ils sont les invités du Roi, ils font pour le mieux ! Un seul se faufile qui n’a pas pris le temps de se laver et de se vêtir au mieux. Malheur à lui : il se fera jeter. Conclusion : pour accéder à la joie des épousailles du Fils, il faut s’y préparer en choisissant vérité et propreté.
11 octobre 2020
Le roi aime ses sujets et invite… Dieu aime les humains, il les invite aux noces de Jésus avec l’univers. En Jésus prend visage le Dieu-Trinitaire. Il ne peut y avoir plus grande fête et plus grande joie. Heureux et honorés devraient être les conviés. Pourtant beaucoup jugent qu’ils ont des affaires plus urgentes à traiter. Dieu insiste. Ses messagers successifs sont chargés d’inviter tous les humains ; les pauvres comme les riches, personne n’est de trop, il suffit de se ‘faire propre’ pour entrer dans le somptueux palais du Royaume… un minimum requis. Un seul vient sans ce ‘petit peu’ qui traduit le consentement intérieur à la joie. Il s’exclut de la fête… Dommage pour lui. On respectera son comportement. C’est une parabole.
19 août 2021
C’était grande fête au palais. Le roi mariait son fils. A leurs risques et périls, des serviteurs avaient porté à domicile des invitations personnelles. C’est le jour, c’est l’heure, tout est prêt. Mais les amis du roi ne sont pas de vrais amis. Ce sont de vagues relations qui ont « mieux à faire ». Inouï ! Au moment des épousailles de Dieu et du monde, ils refusent de participer à la célébration ; ils ne se sentent pas concernés. Dieu réitère et élargit son invitation. « Réjouissez-vous avec moi ! ». Beaucoup viennent. Comme ils ont pu, ils se sont astiqués pour fêter l’évènement. Un seul n’a pas compris l’ampleur de ce jour.
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Matthieu 22, 15-21