Matthieu 1, 1-17

17 décembre 2012

L’évangéliste Matthieu insiste pour montrer à sa manière que Jésus est à la fois le Fils de Dieu et le Fils de l’histoire des hommes. Envoyé promis, il s’appuie sur le concret d’un peuple mélangé, celui des rois et des manants. En Jésus une continuité et une rupture, il est des racines du temps et de l’éternité. Dans la foi, le baptisé vit le même mystère de tension qui engendre l’action.

17 décembre 2013

Qu’importe que la généalogie de Jésus qui nous est présentée par Matthieu, soit juste ou fausse, elle relève du genre littéraire qui veut nous faire comprendre que la naissance du Christ s’inscrit dans l’histoire des humains. Ce ne sont pas que des saints qui mettent Jésus au monde. L’envoyé de Dieu monte d’un peuple de pécheurs qui s’ajustent progressivement au dessein de Dieu. Très curieux que Joseph, l’époux de Marie, conclut la liste !

17 décembre 2014

Le Mystère de la personne de Jésus est en lui-même une contradiction féconde, une question qui nous tient ouverts à l’infini. Sa personnalité, sa culture, sa temporalité, montent de l’histoire d’un peuple. Il est de son temps et de tous les temps, il est d’un lieu bien précis et de tout l’Univers, il est homme et Dieu tout à la fois. Il est sans frontière en lui-même. Il est Jésus et Christ. Joseph et Marie sont garants de son humanité, Dieu nous le donne comme son Fils qui ne fait qu’un avec sa divinité.

17 décembre 2015

Qu’est ce que l’Evangéliste Matthieu offre à notre contemplation lorsqu’il débute son récit par une généalogie étrange. Il désire nous conduire au cœur du Mystère de l’Incarnation. Il présente Jésus comme le fruit de l’Esprit Saint et de l’Histoire des humains. Christ : Envoyé de Dieu et Parole créatrice, prend racine dans une lignée somptueuse par la foi, royale par la sagesse mais aussi et en même temps terreuse, peccamineuse voire sordide. Jésus en sa seule personne, concilie la relation Trinitaire et notre véritable histoire tourmentée.

17 décembre 2016

Une longue liste de noms ouvre l’évangile selon Matthieu. Ce sont des personnes qui sont désignés comme étant les ancêtres de Jésus. La généalogie commence par Abraham, dans la foi le père des croyants en Dieu pour aboutir curieusement à Joseph l’époux de Marie qui veilla sur la vie de Jésus et la sauvegarda de la fureur des méchants qui voulaient le tuer avant qu’il n’ait grandi. Ces hommes ne sont que des hommes, ils sont imparfaits comme tous les humains. Ils préparent Jésus dans l’histoire d’un peuple. Pétris de la foi et parfois d’un comportement peu recommandable, ils enracinent le Verbe de Dieu. Le parfait et l’indicible éternel fait Alliance avec l’imparfait, le tortueux du temporel. Christ se met à notre niveau pour que nous ayons part au sien. Incarnation.

17 décembre 2018

La lecture publique du prologue de Matthieu n’est pas adaptée à une assemblée liturgique ordinaire du peuple réuni pour une célébration de l’Eucharistie. Et pourtant ces versets racontent l’histoire du long mûrissement nécessaire à la naissance de Jésus Emmanuel, Dieu parmi nous les humains. Il a fallu des siècles et des siècles pour que s’accomplisse dans le temps la naissance du Christ à Bethléem. Oui, il faut du temps pour que dans les chaos de la durée, le mystère de l’Incarnation prenne corps. Ce qui est vrai pour jadis l’est encore pour chacun de nous aujourd’hui. Dieu prend le temps pour fréquenter les terrestres que nous sommes.

17 décembre 2019

Pour bien nous faire comprendre que Jésus est enraciné dans l’histoire d’un peuple et dans les méandres d’une généalogie, Matthieu place au début de l’Évangile une longue énumération d’hommes, sources de fécondité. Il aboutit à Joseph l’époux de Marie de laquelle fut engendré Jésus le Christ. Ce préalable est étrange mais il nous suffit pour, par la foi,  entrer dans le mystère de l’Incarnation.

17 décembre 2020

L’Incarnation s’insère dans l’histoire d’un peuple, d’une culture, d’une promesse. Jésus, le Christ, prend ses racines dans la géographie : quoique né à Bethléem, on l’appelle le Nazaréen. Jésus prend corps dans une région et dans une époque. Mais par sa Résurrection, sa Présence appartient à l’humanité entière et à la création entière. Les communautés chrétiennes ont pour mission d’être, ici ou là-bas, un pâle reflet de sa Gloire et les humbles serviteurs imparfaits de son amour sans limite pour tous les humains.