28 juin 2012
Dieu n’a pas de volonté au sens humain du terme. Il ne peut-être que relation d’amour et ne peut empiéter sur la liberté. Faire sa volonté ne peut être pour nous que dans les vicissitudes du temps, progresser vers la relation d’amour. Cette marche risquée et heureuse est le socle de notre vie.
27 juin 2013
Il ne suffit pas de répéter ce que l’on a appris, ce que l’on sait sur le bout du doigt, ce qu’il faut dire pour « édifier ». Si l’on veut « faire autorité », il faut avoir vécu ce que l’on annonce, il faut avoir traversé sain et sauf la conjoncture laïque et vécu avec audace les périls de la foi, il faut avoir les mots du bonheur de croire, il faut avoir une communauté pour s’approprier les Ecritures, il faut lire la modernité et la transformer en parabole du salut, il faut marcher en communion avec d’autres pour prier et célébrer. Alors, l’Esprit donne la Parole pour la mettre au monde où l’on vit.
26 juin 2014
Au sens strict, Dieu n’a pas de « volonté volontaire » qui édicte, impose et commande. Il n’est que bonté, don, proposition, accueil. On pourrait dire que, pour les humains, la volonté de Dieu, c’est Jésus. On ne connaît la volonté de Dieu qu’en faisant connaissance avec le Christ des Evangiles. A travers les Ecritures marquées par les tempéraments des Evangélistes et l’histoire de leur temps, on peut intérioriser une voie d’amour et décider des démarches inspirée par l’intimité avec le Ressuscité. Aidé de ses frères et sœurs dans la foi, guidé intérieurement par l’Esprit, informé par la vie des grands témoins, le baptisé prend le risque, malgré ses limites, de poser des actes qui ressemblent à la « volonté » de Dieu. Dans sa bonté créatrice, Dieu fait confiance aux humains pour inventer leur vie.
25 juin 2015
Ni les grands bavardages spirituels, ni les fausses références mystiques ne nous préparent à vivre de l’intimité du Christ. Ce ne sont que pratiques creuses et illusoires. La foi au Ressuscité attelle au mystère de l’Incarnation et nous guide pour suivre Jésus et sa manière d’être parmi nous. Conversion.
23 juin 2016
Le baptisé fait tout son possible pour être prévoyant. Sans honte, il reconnaît ses faiblesses et sait par expérience qu’il faut en tenir compte, mais il ne se culpabilise pas à l’avance et ne vit pas dans l’étroitesse d’une conscience apeurée. Bien au contraire, il se situe dans les rangs des audacieux qui ouvrent l’avenir et développent avec eux le génie humain pour rendre la cité fraternelle et la terre heureusement habitable. Il a accueilli la grâce de Dieu et a compris qu’il fallait que toutes constructions soient fondées sur le Roc. La foi irrigue son intelligence.
28 juin 2018
« Faire la volonté de Dieu ». Il faut que la Parole devienne Verbe pour que le langage devienne action. Le Roc pour bâtir la maison humaine, c’est le Verbe qui est conjugaison et action, Don de Dieu pour l’ensemble de l’humanité. Pour les humains en effet, Dieu a trop de respect, de tendresse, voire d’admiration, pour leur imposer une volonté quelconque, il fait confiance à chacun et à tous pour qu’ils inventent leur comportement. Il suffit qu’il les visite en Jésus, le Christ. Tout est dit par lui. Sa présence est action.
27 juin 2019
Ce ne sont pas les incantations pieuses qui ouvrent le chemin du Ciel, mais bien le travail quotidien et harassant de la recherche sincère du vrai, du beau, du juste et du fraternel. Cette quête essentielle construit sur le roc. Il y aura sans doute des tempêtes et les pèlerins de la longue marche seront contents, tandis que déferlent les ouragans, de trouver une maison aux fondations solides pour se mettre à l’abri, refaire leurs forces et reprendre tout guillerets le Chemin. Heureux ceux qui bâtissent sur le Roc, ils pourront accueillir et réconforter.
25 juin 2020
Il ne s’agit pas de bavarder mais d’agir pour accomplir sur terre le don de Dieu : ce sera une maison bâtie sur le Roc. Sur terre, il faut aux humains du temps, de la persévérance, de l’acharnement, de la prévoyance et le concours d’autres volontaires pour construire solide et durable. C’est en chacun des bâtisseurs que cette Maison s’édifie. Elle ne tient pas de place, elle ne pèse pas. Elle est accueil de la ‘bienveillance’ divine que ni vents ni tempêtes ne peuvent ébranler. Elle est sourire de Dieu qui vient habiter en nous. Il sera notre hôte permanent, c’est de là qu’il rayonnera alentour. Les fondations solides sont déjà reflets d’éternité où Dieu se laisse reconnaître en Jésus.
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