14 août 2012
Sortir de la bergerie pour rencontrer ceux et celles qui ont quitté le troupeau, si on parvient à les rencontrer : quelle joie, quel amour ! On pourra leur demander pourquoi ils sont partis. S’ils le disent, leurs réponses seront précieuses. Ils ne sont peut-être pas aussi « égarés » que l’on peut en juger de l’extérieur.
13 août 2013
Le Ressuscité invite les baptisés à se poser sans cesse la question : Il vaut mieux. La vie chrétienne est un choix et une liberté d’amour. Elle établit des priorités. Elle répond à des discernements. Il ne s’agit pas de se tracasser sans fin, mais d’entrer dans une fidélité qui a ses exigences. Se contenter d’un minimum n’est pas suffisant. Etablir pour soi une vie sans contrainte, sans renoncement à ce qui est secondaire, entraîne vite à une somnolence spirituelle. Rendre gloire à Dieu, servir autrui, participer activement à un rendez-vous communautaire, faire réussir la vie civique, passe avant beaucoup d’occupations bonnes mais accessoires.
12 août 2014
Il ne s’agit pas seulement ici des petits enfants, mais de tous ceux et de toutes celles que chacun pourrait entraîner du côté du mal. Profiter de son ascendant parental, amical, professionnel, spirituel, pour orienter quelqu’un vers quelque chose qui ressemble à un mensonge profond, mais aussi pour fausser le jugement d’autrui, est une lourde faute. C’est une sorte de perfidie, puisque l’on sape sciemment la confiance que l’autre porte. C’est se servir de sa force pour instiller consciemment le poison de l’erreur en quelqu’un qui ne s’en rend pas compte. Formidable agression contre un démuni !
11 août 2015
La question des apôtres dégage une odeur de carriérisme. Ils n’ont pas encore compris que, dans l’amour de Dieu, au sein de la Résurrection glorieuse de tous les humains, chacun et tous culminent en plénitude de lui-même et n’a de ce fait en son être aucune ombre de comparaison et encore moins de jalousie des autres. Chacun devient simple et accueille ce qu’il est. Chacun est heureux d’être lui et ne désire pas être autre. Il est Bienheureux.
14 août 2018
« La brebis égarée ». Le ‘bon berger’ connaît le nombre exact de ses brebis. D’ailleurs, il sait le nom de chacune. Un jour, il les compte. Il en manque une. Elle lui manque, comme lui manquerait chacune d’elles. Comment se nomme-t-elle, celle qui n’est plus là ? Il se souvient. Il ne tient plus en place. Il sort. Il l’appelle. Elle ne vient pas. Alors il met toute son énergie pour la chercher dans les coins, les recoins, les précipices. Il ne pleure pas sa peine. Il la retrouve. Il ne la gronde pas, ne lui fait pas de reproche. Il est tout à sa joie. Ainsi, Dieu nous aime chacun. Il nous confie les uns aux autres pour que nous cherchions sans cesse ceux qui manquent à lui et à nous.
13 août 2019
Chez les humains, on trouve toujours ce besoin de savoir, de connaître le sentier, de lire les cartes et aussi d’estimer qui est le plus grand. Jésus nous demande d’être comme des enfants qui donnent la main. Ils grandissent et s’élèvent par la confiance qu’ils font et par la confiance que les éducateurs leur font. Malheureux sont-ils ceux qui trompent cette confiance, car elle seule permet la croissance et l’épanouissement. Il en est ainsi pour toutes les personnes de tous les âges.
11 août 2020
Un enfant, un tout-petit, enseigne la société entière. Il ne tient pas de discours, mais il est un modèle vivant. Parce qu’il est simple, fragile, et qu’il ne sait pas nuire, son innocence interroge les « grands ». L’enfant est la Parole qui apprend à parler. Il invite non seulement à ne pas lui nuire, mais surtout à accueillir son message dans un univers où abonde le mensonge.
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