16 mars 2012
Le sacrifice qui n’est pas offrande d’amour voisine avec la perversité. « Se priver » n’a de sens que si changer librement de projet ne se réalise que pour un amour encore plus grand et plus vrai que celui que l’on vivait déjà.
7 juin 2012
Le Royaume de Dieu n’est ni un Lieu ni une Institution, mais une manière d’être proposée à tous les humains : être intime du Christ. Il suffit d’y consentir de « bonne » foi et en vérité pour en être membre actif et citoyen vivant. Le Royaume de Dieu n’a pas de frontière. Il est au-delà de toutes les lois, il les déborde par l’amour.
4 novembre 2012
Toutes les petites offrandes qui s’égrènent tout au long de nos journées ne sont que les expressions de l’offrande fondamentale que nous avons célébrée dans notre baptême. Il ne faut pas nous contenter des « bricoles » spirituelles, nous sommes, par grâce, les intimes du Christ qui nous associe à sa propre offrande.
8 mars 2013
Le scribe savait beaucoup de choses, mais il était humble et jugeait bon de questionner Jésus pour se mettre à son écoute et entrer dans un mystère qui est beaucoup plus qu’un « savoir » : une disposition du cœur et une orientation de l’action. Le scribe qui cheminait vers la vraie « pauvreté » n’est pas loin du Royaume des Cieux, c’est-à-dire de l’intimité du Christ.
6 juin 2013
Aimer Dieu de tout son cœur et de toute son intelligence, c’est-à-dire en mettant en œuvre toutes ses capacités affectives et intellectuelles pour entrer dans le mystère du salut, est une démarche essentielle à celui ou à celle qui demande le baptême et désire vivre au souffle de l’Esprit. Pourtant, ce n’est pas suffisant ; faut-il encore que dans cette offrande de lui-même, il inclut l’amour de tous les humains. Cet amour n’est pas seulement la solidarité naturelle si juste, mais l’amour transcendant de bonté, de pardon, de justice et de paix que le Christ est venu apporter sur terre et qu’il continue de vivre en ceux et celles qui librement l’accueillent.
28 mars 2014
Les pharisiens et les hérodiens veulent piéger Jésus, non par méchanceté, mais parce qu’ils ont peur qu’il ait raison et qu’il casse le « ronron » d’une religion qui a fait ses preuves et à laquelle beaucoup se sont habitués. Les « tenants de la religion » ne dialoguent pas sur le fond avec Jésus, mais ils désirent le disqualifier et le déblayer de leur chemin. Ils cherchent à le mettre dans l’embarras. Ce procédé est encore actuel. C’est ainsi que l’expression de la foi se fige dans le passé. Le scribe, dont il est question ici, va à l’essentiel. Jésus le conforte. Alors, il est « toujours à Jour ».
13 mars 2015
Dieu est l’Unique. Nul ne peut se comparer à Lui et, en nous, il passe avant tout. Tout est secondaire par rapport à Lui. Il prime dans tous nos choix. Et pourtant cet inatteignable peut être rejoint par Jésus. Christ est le Chemin d’amour qui nous mène à son Père et par voie de conséquence à tous nos frères humains. En Jésus Ressuscité : filiation et fraternité. Il est cadeau et offrande.
4 juin 2015
Le scribe a bien compris que le Royaume de Dieu n’est pas un territoire aux frontières bien définies avec un bon roi et des bons sujets. Le Royaume de Dieu est un mystère d’amour où chacun s’efforce d’aimer Dieu, son prochain et soi d’un même amour délicat et actif. Le Royaume de Dieu a comme constitution la Bonté. Je crois que Jésus Christ est la bonté de Dieu personnifiée. Son incarnation, son offrande, son pardon, son attention, la révèlent.
4 mars 2016
Aimer de toutes ses forces et en toutes circonstance vaut mieux que les holocaustes. En effet, qu’est-ce qu’une offrande, voire une somptueuse aumône, qui n’est pas motivée par une décision libre, par un amour profond et un incontestable désir de promotion d’autrui. Chacun de nous doit s’interroger sur ses motivations profondes. A quoi sert tout ce qu’il entreprend ? Faire la vérité en soi selon le trébuchet de l’Evangile désengorge nos vies de beaucoup de choses vaines et inutiles. L’espace ainsi libéré donne le temps d’inventer et de soutenir une démarche fondamentale.
2 juin 2016
Jésus s’adresse à un scribe, à un lettré qui connaît bien les Écritures Sacrées. Il lui cite un passage du Deutéronome. Il le rejoint dans sa compétence. Il souligne le lien qui existe fortement entre l’Écoute et l’Amour de Dieu et du Prochain. Jésus met au présent l’Alliance primitive. C’est lui en personne le contrat d’amour entre Dieu et les Humains. Il se reconnaît en proximité avec ce scribe chercheur de la Vérité : Écoute et Amour.
24 mars 2017
Un scribe, et dans ses recherches savantes et dans sa méditation profonde, avait découvert des aspects importants de l’enseignement du Christ-Messie et Jésus le lui dit. Il est proche du Royaume de Dieu mais il lui manque la Bonne Nouvelle que révèlera la Résurrection de Jésus. Il sait beaucoup de choses et s’efforce sans doute d’en vivre, mais il ne peut pas encore ‘croire’ que le Ressuscité est présent au cœur de chacun et de tous et qu’il ouvre le parcours terrestre des humains à un infini de découvertes proches de l’intimité Trinitaire.
8 juin 2017
Après les Pharisiens, après les Saducéens, se présente un scribe. Tous viennent avec une mentalité différente et des perspectives variées pour interroger Jésus ou parler avec lui de ce qui les préoccupent. Jésus les écoute, leur répond, les éclaire, les encourage. Le scribe a l’humilité des savants, il sait qu’il ne sait pas tout, et il est prêt à intérioriser la réponse de Jésus et à en vivre. C’est pourquoi Jésus lui dit : « Tu n’es pas loin du Royaume des cieux ». L’amour de Dieu inclut l’amour du prochain. L’Evangéliste Marc en arrive même à mêler le singulier et le pluriel. Il note : « Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux là ».
9 mars 2018
« Mieux que l’offrande et les sacrifices ». Les deux commandements ne font qu’un dans leur totalité. Aimer Dieu de toute sa force entraine nécessairement l’amour de soi et de l’autre humain. Si Dieu me rejoint et si je l’accueille, il partage avec moi l’amour des humains. Il leur en a donné la preuve en leur confiant Jésus. Si je vis Dieu, s’il est en mon cœur, alors je m’aime comme il m’aime. Ce ne sont pas mes imperfections qui le détournent de moi. Il les connaît et m’aime malgré elles, il m’aime comme je suis. De même, moi j’aime les autres humains malgré leurs imperfections. Non seulement je ne m’en détourne pas, mais je ne fais qu’un avec eux. Entre eux et moi, circule le même amour que Dieu me porte. Il est ma consolation, je participe à la leur.
5 juin 2018
« Dieu est l’unique… ». Son unicité suscite l’unité dans chaque personne et entre les humains. Il n’est plus besoin de rêver à ce dieu-ci et à ce dieu-là pour demander secours et protection. Le monothéisme révèle le Dieu sans comparaison. Il est le un de tout et de tous. Plus besoin de s’éparpiller pour adorer et aimer. En lui, je trouve la source de tout et l’accueil de tous. Il m’aime en m’unifiant. Il m’a créé unique. Il m’a confié intelligence, cœur et volonté libre, pour qu’en l’adorant, je ne fasse qu’un avec l’humanité comme je ne fais qu’un en moi. Il est la Source qui me rend source. En lui, je découvre l’amour qui unifie lorsque je l’adore et lui rends gloire.
20 mars 2020
Jésus cite les deux commandements suprêmes qu’il faut vivre. Le scribe avisé reprend le texte que Jésus vient de dire mais il ajoute quelques mots : son propre commentaire : Cela vaut mieux que toute offrande d’holocaustes et de sacrifices. Ce scribe a tout compris. Ce qu’il faut offrir à Dieu ce ne sont pas des animaux sacrifiés sur l’autel, mais une vie d’amour, de louange et d’action de grâce. C’est là que se trouve la force d’aimer son prochain comme soi-même. Dieu, les autres et soi-même sont compris dans un seul et même amour. Ce scribe devait se sentir bien isolé parmi ses collègues.
4 juin 2020
Aimer le Dieu Unique et son prochain comme soi-même vaut mieux que des holocaustes. La foi est première, les gestes de religion sont secondaires. Ils ne sont pas inutiles s’ils sont de véritables offrandes. Ce qui est primordial, c’est la foi en Dieu qui, en gros et en détails, mobilise toute la vie. Aimer le prochain comme Dieu l’aime et comme il m’aime moi-même est inclus dans le premier commandement : c’est tout un. Unifier sa vie de tous les jours par l’amour, rejoint en plein le don total que Dieu nous a fait en la personne de Jésus le Christ.
12 mars 2021
Dieu ne commande pas. Il est l’Amour : relation et partage. Il n’impose rien, il fait confiance. Il n’est pas dans un lieu ; nous reconnaissons sa présence dans la libre réciprocité. On est si content de sa Présence mystérieuse et discrète, qu’on lui parle. C’est ce que l’on appelle prière. On ne le supplie pas. Il aime, et c’est tout. On vit ensemble. En le devinant par la foi, nous sommes comblés. Quand s’achèvera notre pèlerinage terrestre, la Résurrection nous blottira dans son amour et nous continuerons à aimer avec lui. Plus personne ne sera exclu de notre amour. Nous serons présents avec lui à tous ceux et celles qui le désirent.
3 juin 2021
Aimer Dieu et aimer son prochain sont deux commandements qui, de fait, n’en font qu’un seul. Lorsque l’on croit que Dieu ‘l’Unique’ est ‘Trinitaire’, c’est-à-dire amour et relation, on a compris l’essentiel de la foi chrétienne. Incarnation, offrande, résurrection, ne font qu’un avec la vie banale et ordinaire. Les difficultés surgissent tout au long des jours et des ans lorsqu’il faut aimer autrui, quel qu’il soit, par le pardon, c’est-à-dire la mise à sa disposition de nos moyens (petits ou grands) pour l’accomplissement de son être libre, épanoui, et bon. « Si on aime que ceux et celles qui nous aiment, dit l’Évangile, qu’est ce qu’on fait de plus qu’un païen ? ».
31 octobre 2021
« Un scribe pas loin du Royaume de Dieu ». Le scribe évoqué ici par Saint Marc, est libre de tout préjugé. Il écoute, il s’approche, questionne, entre en dialogue avec Jésus, formule ce qu’il a compris. Ce scribe est un savant humble. Il n’a jamais fini de chercher. On pourrait dire, sans doute, qu’il suit la voie ouverte par Moïse. Il n’est ni statique, ni intégriste. Il entre dans la démarche de la foi. Jésus le prend en considération.
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