9 janvier 2013
Pour répondre à la Parole de Jésus, les disciples s’embarquent ensemble pour traverser le lac. Ils savent où ils vont, mais l’imprévu, c’est la tempête. Le vent est contraire. Ils « se débattent avec leurs rames ». Les moyens humains à leur disposition sont insuffisants. Il leur manque la confiance en Christ qui, pourrait-on dire, confirme leur cap en les dépassant. Quand ils le prennent avec eux, le vent tombe.
8 janvier 2014
Aussitôt après la multiplication des pains, Jésus se retire seul pour prier. Il a ‘obligé’ les apôtres bouleversés par le miracle des pains à monter ‘ensemble’ dans la « barque pour le précéder sur l’autre rive ». Parmi eux, des bons navigateurs. Tempête. Peur. Risque de naufrage. ‘De nuit’, Jésus les rejoint. Qui c’est ? Le Verbe prend la Parole pour fonder la confiance… C’est clair : l’évangéliste Marc insère ici sa foi dans la Résurrection. Il relit sans doute un événement et en tire Lumière. Quoique il arrive, le Ressuscité nourrit toujours le peuple et rejoint toujours les apôtres affolés qui se ‘débattent’ avec les rames.
6 janvier 2016
Sur les mers démontées et les vagues écumantes des tempêtes personnelles ou communautaires apparaissent mille fantômes suscités par la peur et l’angoisse. Non seulement ils ne servent à rien, mais ils augmentent trouble et désarroi. Jésus au contraire parle parce qu’il est Verbe. Sa Parole exprime son identité et appelle à la confiance. On reconnaît sa présence à la peur qui cesse par le fait qu’il monte à bord de la chaloupe humaine secouée par les vents contraires.
8 janvier 2020
Jésus interrompt sa prière pour porter secours à ceux qui sont en danger dans la tempête. Il va au plus pressé. La nécessité de rendre gloire à Dieu, c’est de sauver ceux qui sont en péril. Jésus ne cherche pas une barque, ne convoque pas les gens du sauvetage. Il va droit vers ses disciples qu’il a obligés à embarquer ensemble pour précéder sa venue de l’autre coté. Il marche sur la mer. Ce n’est pas habituel. C’est un acte d’amour inouï qui effraye. N’ayez pas peur, dit Jésus… Il a pris les moyens du Salut, c’est tout.
6 janvier 2021
Jésus veut prier seul dans la montagne. Il se charge de congédier la foule revigorée. Il rejoindra plus tard ses disciples sur l’autre rive. Ils partent en barque. La prière ne fait pas oublier à Jésus le souci de ses compagnons. Il discerne qu’ils traversent la bourrasque des vents contraires. Il décide de les rejoindre pour les aider. Mais voilà, ils sont partis avec la barque et lui n’a plus rien. Alors, il décide de les secourir coûte que coûte : « il marche sur la mer ». Rien n’arrête Jésus pour rejoindre les siens en difficulté ! Les disciples n’ont déjà rien compris à la multiplication des pains. Si Jésus maintenant marche sur l’eau, c’est trop pour eux. Cri d’effroi. La Parole parle : « Ayez confiance, c’est moi, n’ayez pas peur ! ». C’est une belle parabole !
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