Marc 2, 23-28

17 janvier 2012

Il faut un minimum de « conventions » pour vivre ensemble une démarche de foi. Mais les stipulations du traité ne sont pas l’Alliance. Elles n’ont de valeur que si elles expriment, favorisent, spécifient, personnalisent et développent continûment l’amour de l’esprit et du cœur.

22 janvier 2013

Dieu est reconnu et aimé lorsque sa création trouve sa plénitude parce qu’ainsi sa Parole s’accomplit. Les liturgies et les pratiques religieuses louent Dieu et le révèrent lorsqu’elles contribuent à la relation paisible et juste envers chaque personne et entre leurs communautés humaines. Exemple : le Sabbat. L’homme n’est pas fait que pour travailler, mais aussi pour mettre en œuvre la convivialité du « Jour » du Seigneur.

21 janvier 2014

La grandeur de l’homme n’est pas d’être seulement « obéissant » à une loi, aussi juste soi-elle, mais d’obéir en vérité, sans tricher, ni « faire-semblant » à l’amour qui lie et relie à Dieu, aux autres humains et à la création entière. Obéir est un choix libre, une oblation et non une contrainte qui « encadre », « enferme, » rapetisse ». Obéir est un sursaut du cœur qui s’incarne dans la réalité terrestre pour de l’intérieur la dépasser sans la nier et parvenir à l’offrande suprême. « Entre tes mains, je remets mon Esprit ». Accomplissement suprême.

20 janvier 2015

Jésus marche avec ses disciples, des hommes et des femmes du peuple. Ils montent ensemble à ‘Jérusalem’ en prenant leur temps. Ils vont en faisant le bien. Les pharisiens et les hommes du Temple qui ne sont pourtant pas de mauvais bougres les épient, les critiquent à partir de ce que la loi prescrit. Là, ils cherchent des noises à partir des épis de blé froissés pour un frugal repas, un jour de sabbat. Jésus remet les choses d’aplomb : « La loi est faite pour grandir l’homme et non pour l’asservir ».

19 janvier 2016

Les humains, parce qu’ils sont dans le temps, dans l’espace, dans la corporéité, dans la quantité, dans l’expression culturelle de leur époque, ont toujours besoin de symboles et donc de rites pour exprimer une signification personnelle ou collective. Mais les rites ne sont qu’une expression d’un amour intérieur constant et puissant. Si, de la foi, il ne reste que les « coquilles », alors les rites religieux deviennent lassants et vains. Ils s’évanouissent dans l’inanité. Ce qui n’est pas soutenu et entretenu par l’amour n’est qu’un devoir bientôt obsolète.

17 janvier 2017

Après un accroc majeur, peux-t-on coudre une importante pièce nouvelle à la vie spirituelle personnelle ou faut-il oser renaître à un Esprit nouveau et tailler sur mesure un habit tout neuf ? Cette question est posée. Elle demande un discernement délicat et il ne faut certainement pas se hâter. Une longue méditation est nécessaire. Il est bon de recueillir les conseils d’une personne avisée. S’il s’agit d’un petit raccommodage de surface, pas de problème. Une légère reprise suffit. Le doigté de la pratique sacramentelle apporte paix, douceur et joie de la réconciliation. Il est vrai qu’il n’en n’est pas de même pour les importantes structures communautaires. En ce domaine, il faut certainement oser innover et ne pas enfermer le vin nouveau spirituel dans de vieilles outres de la culture d’une époque tout à fait révolue. Autrement, attention aux dégâts sur chaque personne et la mission de l’Église !

16 janvier 2018

« Ce n’est pas permis ». Qu’elles soient religieuses ou civiles, les bonnes lois organisent la vie collective. Elles donnent de la respiration à la vie en commun. Elles suggèrent le bien à accomplir. Elles évitent d’être tracassières. Tout appareil législatif réclame une lecture consciencieuse et intelligente des personnes qui sont censées en être les ‘obligés’. Rien de pire qu’une loi sottement observée. Elle devient une prison où moisit la liberté. Les pharisiens se ligotent dans des prescriptions, se permettent de critiquer et de brandir des prescriptions étouffantes. Jésus se met sur leur terrain pour les tirer délicatement de leur aveuglement. Il les invite à réfléchir pour les arracher à l’esclavage de la lettre qui oublie l’esprit.

21 janvier 2020

La loi peut être un tremplin pour la vertu mais elle reste un cadre. Jésus a accompli la loi de Moïse. Depuis l’Incarnation, il a révélé le Dieu vivant qui donne son Esprit. Les préceptes ont leur utilité. Pour les suivre, il faut les interpréter avec foi et respect. Mais il faut aussi les vivre profondément selon les circonstances et la culture de son temps. Dans l’univers, les cultures sont multiples, mais la foi est unique. Elle traverse le temps et l’espace. Il est nécessaire d’en parler entre les fidèles pour bien la vivre personnellement dans la joie.

19 janvier 2021

La loi n’est jamais que la loi. Utile pour vivre correctement en société laïque ou en communauté religieuse, il faut toujours l’interpréter et la vivre avec intelligence, respect, confiance et amour. La loi peut facilement devenir carcan et ruiner la vie personnelle. Il lui arrive même de fabriquer des robots ou, mal gérée, d’engendrer des dictateurs. Certains, du temps de Jésus, souhaitaient que le Christ soit scrupuleux de la loi. Mais Jésus lui-même les remet à leur place et déclare que le Fils de l’Homme est maître du sabbat. Le sabbat était une loi si rigoureuse qu’elle pouvait, si on l’enfreignait, conduire jusqu’à la lapidation. Christ ne nie pas les lois, mais nous sauve de tout autoritarisme.