28 janvier 2012
Jésus dort à l’arrière, il ne conduit pas la manœuvre. Il fait confiance à ceux qui l’ont embarqué avec eux. Ne sont-ils pas des professionnels du lac parfois agité ? La tempête augmente. Le « savoir-faire » ne suffit plus. Le recours à Jésus s’impose. Le Seigneur intervient. La tourmente s’apaise. « Pourquoi avoir peur ? ».
1er février 2014
Dans la tempête Jésus dormait sur le coussin, à l’arrière. Il avait confiance en ses disciples et les laissait manœuvrer. Ils étaient habiles et habitués aux sautes d’humeur du lac. Les « choses » se gâtent, les disciples réveillent Jésus. Alors il se rend compte que la situation périlleuse dépasse la compétence de ses compagnons. Alors, il intervient. Lorsque la confiance est réciproque, la traversée s’effectue sans dommage, même si elle est houleuse.
31 janvier 2015
Parce qu’il vit de paix et de sérénité, Jésus peut dormir malgré les turbulences de la nature et malgré l’effroi des disciples embarqués avec lui. Réveillé, il prend le temps de poser calmement la question de la relation entre la foi et la peur. Puis, la paix débordant de sa personne, la mer et le vent lui obéissent. Qui est-il celui qui nous permet de traverser les tempêtes de la vie ? Sa présence vivante au centre de nos vies nous rend avec lui source de pacification.
21 juin 2015
Quand Jésus s’est assoupi en nous malgré nos luttes et nos peurs, si nous le réveillons en le mêlant à nos angoisses, alors réveillé, il veille avec nous. Sa présence nous pacifie, sa confiance nous rend espoir. Alors, nous reprenons le bon usage des rames et tenons ferme gouvernail. La tempête s’apaise en nous et autour de nous. Le miracle, c’est d’affronter les vagues déferlantes dans la foi.
30 janvier 2016
Pourquoi être si craintifs ? Jésus se repose en nous. Même s’il semble étranger à ce qui nous menace, il a embarqué dans la même traversée que nous. Nous pouvons être maltraités par la tempête et les vagues, il demeure présent et calme la tourmente qui est en nous. Il la relativise, nous délivre des angoisses et nous rend les moyens que la crainte avaient effacés. Sa confiance est notre force.
28 janvier 2017
Ce jour-là, plusieurs barques ensemble traversent le lac. Elles cinglent toutes vers ‘l’autre rive’. Comme disent les marins, elles vont de « conserve ». Elles ne se perdent pas de vue et sont toujours prêtes à se porter secours les unes aux autres. Dans l’une de ces embarcations, Jésus a pris place. Un coup de vent. La tempête se lève et certaines vagues déchainées remplissent déjà le bateau. Jésus cependant dort sur le coussin arrière comme si de rien n’était. Les apôtres, angoissés et peut-être stupéfaits, le réveillent et dans le tintamarre lui crient : « Nous sommes perdus ! ». Réveillé, Jésus transmets sa paix aux éléments. Tout se calme, le vent, les vagues, les disciples. Pourquoi sont-ils si craintifs ? C’est une vraie Parabole. Ils ont embarqué avec Jésus. Ils ne craignent rien.
27 janvier 2018
« Jésus dit à la mer : « Tais-toi ! » Il se fit un grand calme ». La mer n’était sans doute que le lac de Génésareth où les bourrasques de vent étaient aussi terribles que le Joran sur le Léman. Jésus avait dit : « Passons sur l’autre rive ! ». La barque cinglait paisiblement. Jésus dormait, les disciples veillaient comme veillent habilement toutes les personnes de leur métier. Tout d’un coup, la tempête. Ils perdent la maîtrise de la barque. Ils réveillent Jésus ; ce dernier ‘réveillé’ menace le vent. Tout se calme. Marc veut au moins faire comprendre deux choses. Jésus est le Verbe créateur. Il maîtrise ce qu’il a suscité et il peut aussi apaiser les tempêtes qui font rage parfois dans l’intimité de chacun.
1er février 2020
Jésus dans la tempête dort. Il a confiance en ses compagnons expérimentés en navigation qui, dans la barque, sont secoués comme lui. Mais ses amis ont peur. Ils ont besoin de sa présence active parmi eux. Tous seuls, ils perdent compétence et courage. Ils prennent l’initiative de le réveiller. « Nous sommes perdus, viens nous aider ! » Jésus se lève : tout s’apaise. Sans doute, les disciples reprennent et leur courage et leurs ‘moyens’. Ils maintiennent le bateau hors d’eau. Il se peut aussi que les flots se calment sous la menace de Jésus. D’une manière ou d’une autre que cela se soit passé, cette traversée s’accomplit. Naviguer avec le Christ est un salut.
30 janvier 2021
L’expression « comme il était » me prête à penser. Est-ce que cela signifie que Jésus est toujours ‘disponible’ à partir sur l’autre rive avec ceux qui l’invitent à embarquer avec lui ? Certes, Jésus fait confiance à ses disciples. Il y a parmi eux d’habiles nautoniers du lac ; il va pouvoir dormir sur le coussin arrière sachant qu’en cas de besoin ils le réveilleront pour parer au grain. « Ce jour là », un ouragan secoue la barque au risque de la submerger. Ce n’était pas prévu ; les disciples affolés « réveillent » Jésus qui se lève et redonne courage à tout le monde. Les disciples parent au plus pressé, les éléments finissent par s’apaiser. Ils arriveront au port comme prévu. Il suffit ‘d’embarquer’ avec Jésus pour vaincre la peur et retrouver ses moyens. Quelle belle parabole !
20 juin 2021
Même embarqués avec Jésus, les risques sont évidents. Notre savoir faire n’est jamais suffisant ; sans compter que le Christ nous invite à nous débrouiller seuls. Sa confiance en l’homme est aussi grande que son amour. Il n’intervient qu’au moment de la mort. Il se lève, nous arrache à son emprise fatale et nous accompagne sur l’autre rive : « Pourquoi, êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? »
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Marc 4, 26-34