Marc 5, 21-43

31 janvier 2012

Avec tout un « cortège de guérison », Jésus part chez Jaïre. En cours de route, une femme se glisse dans le « cortège de guérison » pour toucher Jésus et guérir elle-même. Quand un baptisé va imposer la main à quelqu’un et qu’il avance avec d’autres, l’un ou l’autre en profite pour s’approcher discrètement de Jésus.

1er juillet 2012

Jésus se dérange. Il ne demande seulement qu’à trois de ses compagnons habituels de l’accompagner, les mêmes que ceux qui iront avec lui sur la montagne de la Transfiguration. Il veut leur montrer que, si on se relève, c’est pour marcher. S’étant relevé de la mort, Jésus Ressuscité « marche » avec deux « pèlerins » sur la route Emmaüs. En route, il leur explique les Ecritures.

5 février 2013

Chaque personne est singulière au milieu de la foule. Chaque personne qui le désire trouve sa propre manière de s’approcher de Jésus pour lui confier le secret qui la taraude et la fait souffrir. A chaque personne singulière au milieu de la foule, Jésus répond d’une manière adaptée à sa demande. Sans nier la multitude qui le suit et l’écrase, le Christ prend le temps du dialogue avec chacun, entre dans son souci, s’occupe du détail qui le fait vivre durablement. Il est là pour chacun et se dérange pour lui.

4 février 2014

La femme qui avait appris ce que réalisait Jésus en libérant ceux qui souffraient, puisa en elle-même toute l’énergie nécessaire pour approcher Jésus. Depuis longtemps, elle cherchait à guérir. Les « remèdes humains » échouaient. Quoiqu’il en coute, et si peu que ce soit, il faut toucher le « libérateur », ami des humains. Elle y parvient. Bien qu’elle soit anonyme au milieu de la foule, Jésus s’intéresse à elle et la cherche du regard. La trouve. Malgré sa peur, elle se confie, exprime son désir, laisse percevoir la vérité de sa démarche. La « force du Messie » et la sienne se rencontrent. Dialogue. Elle est guérie et va en paix.

3 février 2015

C’est en allant réveiller de la mort une jeune fille de son peuple que Jésus guérit une étrangère qui a foi en lui. Ce miracle est un message que Luc veut sans doute nous délivrer. Dans sa marche vers Jérusalem, le Christ signifie par son action que c’est en allant vers sa Résurrection que Jésus appelle l’humanité toute entière à la foi qui guérit de tout mal.

28 juin 2015

La foule n’accompagne pas Jésus au sommet de l’amour qui redonne vie. Ceux qui entendront Talitha Qum, ce sont les mêmes disciples que ceux qui seront conviés à la montagne de la Transfiguration. Ils sont certes privilégiés, mais c’est pour pouvoir être témoins de Résurrection et pouvoir dire de Jésus qu’il est le « Fils bien-aimé ».

31 janvier 2017

Il n’y a d’obéissance que si, librement, on a décidé d’obéir et que si l’on n’en a compris, voire intégré, le sens, le profit intérieur, le plus et le mieux être pour soi ou la société. « Va d’abord te réconcilier avec ton frère » est une démarche volontaire concrète qui prime toute offrande à Dieu. Pour un humain, l’obéissance s’inscrit toujours dans le temps et dans l’espace. Pour un adulte, l’obéissance est un déplacement choisi imposé à soi-même par soi même, parce qu’on l’a voulu et que cela a semblé juste, prioritaire et bon. Obéir à « Eh bien, moi, je vous dis », c’est reconnaître l’autorité d’un autre qui élève, augmente, et non asservit. Il n’a d’autorité sur moi que parce que je l’aime, lui fait confiance et que j’ai découvert que, gratuitement ‘désintéressé’ dans sa bonté, il ne désirait que ma propre promotion et celle d’autrui.

31 janvier 2018

« La fille de Jaïre est à toute extrémité ». Un chef de Synagogue est dans la désolation : sa fille va mourir. Jésus voit son chagrin, constate son désarroi. Il se dérange et, quoiqu’il arrive, il rendra la fille à son père et la fera lever devant quelques disciples. Il veut sans doute les préparer à être témoins, à aimer et à ne jamais désespérer. Dans cette marche vers la Résurrection, il a un dialogue de guérison avec une femme qui lui dit toute la vérité en se jetant à ses pieds. Tout en Jésus va vers la vie pleine et entière. « Donnez-lui à manger ».

1er juillet 2018

« Jésus partit avec lui ». A la demande de Jaïre, Jésus semble partir aussitôt avec ce père affligé. Une foule nombreuse lui emboîte le pas. Curiosité ou présence pour être témoin d’un signe de bonté ? On ne sait, mais elle marche avec et l’accompagne. Elle pourrait-être une barrière. Mais, en cours de route, Jésus repère et guérit une femme qui s’est faufilée jusqu’à lui. Jésus accomplit sur terre, avec le peuple, un pèlerinage de guérison et de vie.

4 février 2020

Jaïre demanda à Jésus d’aller guérir son enfant qui était trop jeune pour mourir. Jésus partit avec lui. Dans la grande foule qui accompagnait Jésus vers la maison se trouvait une femme qui se sentait « impure » et n’arrivait pas à guérir depuis douze ans qu’elle se soignait. Elle se dit : « Si j’arrive à ‘toucher’ Jésus je serai guérie ». Elle se faufile, se fait un « passage » au milieu de la foule. Grande difficulté, mais il y parvient. Jésus dit : « Ta foi t’a sauvée, sois guérie de ton mal ». Cette femme ‘se déplaçait’ au milieu de la multitude qui ‘marche’ avec Jésus vers le salut de chacun et de tous.

27 juin 2021

La femme ayant appris ce qu’on disait de Jésus, vint par derrière, dans la foule. « On », c’est un bruit qui court, une sorte de ‘bien commun’ qui va de personne à personne ; ce n’est pas une catéchèse organisée. ‘Quelqu’une’ veut simplement ‘toucher’ Jésus pour être guérie du ‘mal’ qui la fait souffrir. Elle a entendu dire. Elle est humble. Elle ne se singularise pas. Elle reste anonyme au milieu de la foule, elle s’approche, peut être ne se sent-elle pas digne. La guérison la personnifie. Elle parle en disant la vérité. Elle existe ! Depuis douze ans, elle attendait ce moment.

Des guérisons

31 janvier 2012